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EXPRESSION/AWAL

Ce site a été conçu dés le départ dans le but de donner la parole aux convertis venus des traditions musulmanes, qui ont forcément un point de vue différent sur la religion qu'ils ont quittée pour adhérer à Jésus Christ et à Sa Bonne Nouvelle (Èvangile signifiant cela). Toutefois les hérétiques qui s'ingénient à concilier la foi islamique et la foi chrétienne nous évitent, et nous sont même hostiles parce que nous déclarons qu'il faut abjurer l'islam pour être chrétien.

Jésus est venu pour NOUS SAUVER, nous libérer. Mais de quoi? Des ténèbres et du péché, pour faire de nous ses frères et des enfants de Dieu. Assurément la doctrine islamique s'est constituée dés le début contre la Rédemption et ne veut pas entendre parler du Dieu d'Amour. Alors disons-le à tous, car c'est là notre foi : le Christ revient dans la gloire pour juger les vivants et les morts, y compris Mahomet.

Celui qui a entendu prêcher l'Evangile et ne confesse pas que Jésus est Seigneur et Fils de Dieu n'est pas son disciple et goûtera à la colère de Dieu: c'est l'Ecriture qui le dit pas le fondateur de ce site. Quant à ceux, prêtres ou simples baptisés, qui renient le Christ devant les hommes, nous savons ce que Jésus en dit: Lc 12, 8-9

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mardi 29 décembre 2009
Dialogue islamo-chrétien. Approche réaliste et objective. Approche idéaliste et subjective
Publié par Christian Mira le mardi 29 décembre 2009 / 05:15 :: 34023 Vues ::Article Rating:: Expression - Awal, Chronique des évènements du dialogue...

1 Introduction

Le sens commun suggère que le dialogue islamo-chrétien s'appuie sur une pensée réaliste et objective, c'est-à-dire soumise aux contraintes du réel, au concret, la vérité étant l'accord, l'adéquation de la pensée et du réel. Une telle démarche implique une connaissance très sérieuse de l'islam tel qu'il est, plus particulièrement celle des accusations singulièrement agressives qu'il porte contre le christianisme. Ce n'est généralement pas le cas. En effet ce dialogue est en général marqué par un refus de la soumission à l'objet, car guidé par une réflexion essentiellement idéaliste et subjective, et parfois même par un irréalisme béat. Dans ce cadre l'examen du réel et de ses composantes est alors totalement délaissé. Comme en politique où l'idéologie est le socle de la réflexion, ce qui dérange est passé sous silence, mutilé, ou déformé. Les exemples sont nombreux: triste sort des chrétiens dans les pays musulmans; apostats condamnés à mort; volonté d'ignorer que les versets prêchant l’indulgence ou la tolérance (les premiers dans l'ordre chronologique: période mecquoise) sont abrogés par ceux de la période médinoise prônant la violence sacrée contre les infidèles (les chrétiens "associateurs", mouchrikoun et les juifs). A ces éléments il faut ajouter la taqqya (dissimulation légale) qui règle les relations avec les infidèles en dar al harb ("la maison (ou terre) de la guerre"), i.e. là où la loi de l'islam ne s'applique pas. Or cette dissimulation est recommandée aux croyants en situation de minorité, dont le devoir est de contribuer à la transformation de dar al harb en dar al islam terre où règne la loi de l'islam. Devenant étrangère à la réalité extérieure, la réflexion précédant tout échange avec les musulmans est alors fondée sur les idées, les conceptions de ceux qui veulent un dialogue quoiqu'en soit le prix, i.e. sans contrepartie, sans réciprocité. On est ainsi en présence d'une construction de l'esprit déconnectée du réel, basée sur un islam fictif, accompagnée d'auto-persuasion sur la nécessité et les bienfaits des échanges islamo-chrétiens résultants. Cette construction est devenue "politiquement et religieusement correcte", la pensée réaliste et objective ne l'étant pas.

Actuellement les relations islamo-chrétiennes sont inspirées par cette conception du dialogue, basé sur une réflexion idéaliste et subjective. Un tel dialogue devient alors la source de dérives, liées à des affirmations surprenantes basées sur de vagues "ressemblances", des "points communs" entre les deux religions, à partir desquels pourrait se construire une "théologie islamo-chrétienne", issue de la "théologie chrétienne des religions" enseignée dans les Instituts de Science et Théologie des Religions, avec l'appui du Service des Relations avec l'islam (SRI). Parmi ces points, on met en relief l'éloge du Coran pour "Jésus-Issa" reconnu comme un prophète, le pénultième par rapport à Mahomet (défini lui comme le "Sceau des prophètes"), et de sa mère Maryam. On perçoit des conceptions "voisines" en ce qui concerne la Révélation. Cette situation conduit à des déclarations (sujet traité dans les paragraphes 11-12) qui ne tiennent aucun compte des fondamentaux de la foi islamique. Ce qui est plus grave, ce choix conduit à renoncer à l'évangélisation, certains prêtres rejetant même les demandes de baptême venant de musulmans, car un religieux musulman refuserait de dialoguer avec les complices du plus grand des crimes pour l'islam: l'apostasie. On aboutit ainsi au criminel dévoiement de ce dialogue dénoncé par Muhend-Christophe Bibb dans le paragraphe "Raison d'être de l'association" de la rubrique "Objectifs" du site Notre-Dame de Kabylie

http://www.notredamedekabylie.net/Objectifs/tabid/54/articleType/ArticleView/articleId/69/Default.aspx

dans les termes suivants: "Mais que dire alors de certains, à priori chrétiens, placés, qui plus est, dans des positions charnières, c’est à dire en situation d’avoir à accueillir des postulants, qui non seulement renâclent à le faire, mais, pire encore, dissuadent ou tentent de le faire par des discours qui entretiennent une insidieuse confusion?"

*** Mise à jour du 11/03/2010***

L'avant-propos du livre "La Geste d'Ismaël" (Genève, Librairie Droz, 1981) du savant Père Blanc René Dagorn nous donne une idée de l'opposition des adeptes de la pensée idéaliste et subjective, impliqués dans le dialogue islamo-chrétien, à toute approche autre que celle que propose l’orthodoxie musulmane. Or ce livre démontre la fausseté de l'affirmation selon laquelle, de tout temps, les Arabes connaissaient et revendiquaient leur descendance d'Ismaël et Abraham, comme en témoignent le Coran, et la tradition islamique. Ce travail scientifique ne pouvait que se heurter à une forte résistance mentionnée dans l'avant-propos qui, dès le début fait sentir les difficultés pour exprimer librement des résultats de recherche, ceci pour des raisons liées au dialogue. A propos des "divergences" avec l’orthodoxie musulmane, l'avant propos met en cause l'approche idéaliste dans les termes suivants: "celles-ci (les divergences) ne doivent pas être un obstacle à une compréhension mutuelle, mais je ne crois pas que pour y arriver le meilleur moyen soit de les méconnaître et de jeter sur elles un voile discret, de feindre de les ignorer, de vouloir à tout prix les supprimer pour parvenir à une uniformité qui n'existe pas dans les faits. ….. C'est de cette tendance au nivellement à tout prix que relève une bonne partie de cette littérature concernant les origines de l'islam à laquelle j'ai fait allusion, généreuse et libérale, oui, mais me semble-t-il peu conforme aux réalités historiques …."

Le psychanalyste tunisien Fethi Benslama professeur à l'Université de Paris VII où il dirige l'UFR de Sciences humaines cliniques, auteur de "La psychanalyse à l'épreuve de l'islam" (Aubier, 1997), en le citant largement (cf. un extrait dans http://coranix.org/biblio/psy.htm), qualifie d'impressionnant le travail de Dagorn par la masse des documents qu'il examine, par la méthode et la rigueur de l'analyse. A notre époque, un travail scientifique rigoureux de premier plan est volontairement ignoré par les spécialistes du dialogue, pour des raisons idéologiques.

.**** Fin de la mise à jour***

La première partie (paragraphes 2-10) de cet article examine les composantes d'une approche réaliste et objective du dialogue, fondée sur les aspects fondamentaux de la foi islamique. Leur compréhension est indispensable pour des échanges basés sur une connaissance vraie de l'interlocuteur. Dans ce cadre un premier point important, car source de confusions, concerne le prophète que le Coran appelle Issa, et que les musulmans nous disent être Jésus de l'Evangile (paragraphes 2-5). Les paragraphes 6-11 concernent la Révélation dans les deux religions, l'examen des accusations que les musulmans énoncent contre la foi chrétienne, l'apostasie, l'action psychologique dans le Coran, les musulmans libéraux. La seconde partie (paragraphes 12-13) est consacrée à la nature du dialogue qui domine actuellement, avec différents degrés de dérives, le dernier consistant en une "liturgie" commune lors des rencontres, et de pèlerinages en commun. La conclusion (§ 14) donne la position de Benoît XVI sur le dialogue.

 

2. Issa est-il Jésus?

Il est aisé de montrer que Jésus du Nouveau Testament et Issa prophète de l'islam n'ont aucun point commun, contrairement à ce que disent les musulmans, et malheureusement beaucoup de chrétiens, comme le Père Maurice Borrmans dans l'article "Foi chrétienne et versets coraniques" (Etudes Tome 399): "Le chrétien ne saurait cependant rester insensible à tout ce que le Coran dit de Jésus, le Messie, et de Marie, sa mère".

- 2a. Jésus-Yashou des arabes chrétiens, et Issa du Coran.

Dès les premiers siècles les arabes chrétiens ont nommé Jésus, "Yashou" (c'est à dire "Il Sauve"), proche de "Ieschoua" en hébreux, qui se traduit par "Dieu sauve". Sous ces deux derniers noms, qui reflètent la nature profonde de l'être, Jésus se manifeste comme rédempteur, ayant une double nature, Vrai Dieu et Vrai Homme, ce que rejette farouchement le Coran. Ainsi, dans son traité de la "Revivification des sciences religieuses", le grand théologien du XIème siècle al-Ghazâli proclame: "cent vierges forment sa rétribution au paradis en récompense de sa chasteté sur terre".

-2b. Maryam la mère d'Issa

 Le Coran dit que Maryam, la mère d'Issa, est la sœur d'Aaron (sourate 19 verset 28), frère de Moïse, qui vécut quelques 1500 ans avant Jésus-Christ.

La mère d'Issa est aussi fille d'Imrân. (sourate 26 verset 12, sourate 3 verset 31).

- 2c. Comparatif: enseignement de Jésus vs celui du Coran

L'enseignement de Jésus dans les évangiles est opposé à celui révélé à Mahomet. Or un prophète ne renie pas l'enseignement de son prédécesseur.

Dans le Nouveau Testament Jésus, qui a dit "Je Suis la Voie, la Vérité et la Vie", a résumé les dix commandements de Dieu par cette "Loi d'Amour":

- "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. En ces deux commandements tient toute la Loi, et les Prophètes." Matthieu 22; 37-40.

Pour les chrétiens, le prochain de la Loi d'Amour inclut les ennemis et les persécuteurs (Ro 12;14, Matthieu 5; 43-46, Matthieu 5; 5 et 9).

- "Bénissez ceux qui vous persécutent: bénissez et ne maudissez pas". (Lettres de Saint Paul, Ro 12;14)

- "Vous avez appris qu'il a été dit: Tu aimeras ton proche, et tu haïras ton ennemi. Et moi je vous dis: Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin que vous deveniez enfants de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes. Si en effet vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant?". Matthieu 5; 43-46.

- "Heureux ceux qui sont doux, car ils posséderont la terre!" et "Heureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu!"(Matthieu 5; 5 et 9)

Dans le Coran, le prochain est strictement celui qui appartient à la communauté des fidèles (l'Ouma). Le Coran demande aux croyants "l'affection à l'égard des proches" (Sourate 42 "La consultation", verset 23), mais "l'inimitié et la haine" envers les incroyants (Sourate 60 "L'éprouvée", verset 4). Ce qu'il résume en disant que "ceux qui sont avec lui [le Prophète] sont durs (le Coran traduit par Blachère dit même "violents") à l'égard des infidèles, miséricordieux entre eux" (Sourate 48 "La conquête", verset 29).

Avec le verset 45 de la sourate 5 ("La table servie"), le Coran prend encore plus clairement le contrepied de la Loi d'Amour dictée par Jésus, et de ce qu'elle implique dans Matthieu 5; 22, 38-39. Ceux qui appliquent cette loi divine deviennent des "injustes". En effet ce verset dit: "Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d'après ce que Dieu a fait descendre, ceux-là sont des injustes" http://oumma.com/coran/afficher.php?NumSourate=5

Ainsi les versets de la période mecquoise, qui incitent à la paix et au pardon, sont abrogés (voir sur ce site les articles sur la doctrine de l'abrogation) par les versets 5 (verset dit du "Sabre") et 29 de la sourate 9 "Le repentir"At-Taubah).

Verset 5: "Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs (i.e. les chrétiens qui associent à Dieu deux autres divinités) où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux."

Verset 29: "Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité (i.e. l'Islam), parmi ceux qui ont reçu le Livre (i.e. les juifs et les chrétiens), jusqu'à ce qu'ils versent le tribut par leurs propres mains, avec une soumission volontaire, après s'être humiliés."

Dans ce dernier verset 29 les juifs et les chrétiens peuvent être épargnés à condition "qu'ils versent le tribut par leurs propres mains, avec une soumission volontaire, après s'être humiliés.". Pour savoir ce que représentent "soumission" et "humiliation" consultez le pacte d'Omar II (717-720) traduit sur:

http://www.bladi.net/forum/159889-pacte-domar/

http://www.fordham.edu/halsall/source/pact-umar.html

http://www.islamajesus.com/les-autres-sources-islamiques-f4/le-pacte-d-omar-t209.htm

http://www.ajm.ch/wordpress/?p=764

et le rituel humiliant pour les juifs et chrétiens, établi par le calife Al Mustansir (1226-1242) lors de la perception de la jizya (impôt des dhimmis). Le percepteur devait les gifler en recevant la somme due. Sous l'effet d'une constante oppression le christianisme a peu à peu disparu de ces régions.

Donc quand les musulmans, et certains chrétiens, affirment que Issa est Jésus du Nouveau Testament, et donc le "connaître" (au sens de la lettre de Jean ci-dessous), ils se trompent lourdement. En effet voici ce que l'apôtre Jean dit clairement:

"Et voici par quoi nous savons que nous le connaissons: si nous gardons Ses commandements (c'est-à-dire si nous les enseignons et les mettons en pratique). Celui qui dit le connaitre et ne garde pas Ses commandements, est un menteur, et la vérité n'est point en lui. Mais celui qui garde Sa Parole, c'est en lui véritablement que l'amour de Dieu est parfait; par là nous connaissons que nous sommes en Lui. Celui qui dit demeurer en Lui doit lui aussi marcher comme Il a marché Lui-même". (Lettre 1 Jean 2;1-4).

Dans l'Evangile, les commandements de Jésus s'opposent à ceux révélés à Mahomet, le sceau des prophètes.

3 Pourquoi et comment Jésus-Iechoua-Yasou est devenu Issa? Une hypothèse.

C'est la question qui vient naturellement à l'esprit, quand on sait que dès les premiers siècles les arabes chrétiens ont nommé Jésus "Yashou" (c'est à dire "Il Sauve"), proche de "Ieschoua" ("Dieu sauve" en hébreux). Cette question est liée à la suivante: le choix d'Issa ne marquerait-il pas la ferme détermination de Mahomet d'effacer la divinité de Jésus se manifestant comme rédempteur? La réponse à ces questions est liée à celle des origines de l'islam, celle de l'environnement religieux diversifié de l'Arabie préislamique, et celle de son influence sur le prophète de l'islam avant la révélation. Or cette influence ne peut être basée que sur des hypothèses. Certains auteurs décèlent celle des chrétiens, ou des juifs, ou des nazaréens, ou des manichéens. Parmi ces hypothèses celle du livre du Père Gallez "Le messie et son prophète" (http://www.lemessieetsonprophete.com/annexes/vingt.htm), écrit sur la base d'une pensée réaliste et objective, est intéressante. En adoptant une approche autre que celle que propose l’orthodoxie musulmane, ce livre a été l'objet de recensions négatives de la part des adeptes de la "pensée idéaliste" (cf. § 11.2).

Dans sa réponse sur le fil de discussion "Question à propos de Issa" (rubrique "Chrétien") du forum de Notre-Dame de Kabylie, le kabyle chrétien "Cèdre" répond aux deux questions posées, avec une hypothèse à degré élevé de probabilité, sur le choix d'Issa dans le Coran:

http://notredamedekabylie.net/FORUMetMèreQABEL/tabid/60/forumid/1/threadid/411/scope/posts/Default.aspx

La page 3 de l'article "Cèdre répond à l'affirmation d'un intervenant du forum «Les Kabyles ne sont pas des chrétiens»"

http://notredamedekabylie.net/Autresrubriques/ExpressionAwal/tabid/63/articleType/ArticleView/articleId/526/Cedre-repond-a-laffirmation-dun-intervenant-du-forum-Les-Kabyles-ne-sont-pas-des-chretiens.aspx

confirme et développe cette hypothèse, en montrant que le choix d'Issa prouve "une volonté évidente de dévaloriser et de faire disparaître Jésus Rédempteur, Vrai Dieu et Vrai Homme"

L'hypothèse de Cèdre a pour base la présence du mandéisme en Arabie préislamique, et ses liens étroits avec l'islam. Cette présence est en particulier notée par Dalil Boubekeur, Recteur de l'Institut Musulman de la Mosquée de Paris, dans son article "La Mecque, la Kaaba et les origines de l'islam":

http://www.mosquee-de-paris.net/images/II0202.pdf. De son côté Jacques Hureiki, dans les pages 620-642 de son livre "Essais sur les origines des Touareg" apporte la preuve d'une influence mandéenne déterminante dans les représentations et les conceptions islamiques de l'homme et du monde, et va plus loin en disant que: "l'islam s'inscrit dans un processus syncrétique par rapport au polythéisme et au mandéisme, parce qu'il en a conservé les matériaux et les a réinterprétés selon la nouvelle pensée". Un tel syncrétisme est illustré par des exemples en page 1 de l'article "Cèdre répond à l'affirmation d'un intervenant du forum «Les Kabyles ne sont pas des chrétiens»".

Les écritures mandéennes ("Livre d’Adam", encore appelé "Livre d‘Enoch", le Guinza Rba) mentionnent que Jésus est Ishou, l’un des trois messagers célestes de cette religion. Cèdre note à ce sujet que le son « ch » mandéen, araméen, nabatéen, ou hébreux est prononcé « SE » par les arabes (exemple: MoSHé (Moïse) devient MouSSa), et donc qu'il est très probable qu'Issa est l'arabisation de Ishou. Or dans le Guinza Rba, Jésus-Ishou, est le «Msih Kdaba», «Messie le menteur», qu'Anosh Outhra, le premier messager, aurait convaincu d’imposture, pour rejeter son enseignement dans le Nouveau Testament.

Dans le cadre de la réinterprétation des "matériaux" du mandéisme, le choix d'Issa présente alors un avantage immense, car il introduit un personnage double, à double usage (point de désaccord avec Hureiki qui, comme Borrmans, dit que le Coran fait l'éloge de Jésus). L'un est adapté à la vision théologique de l'islam, l'autre est bien ciblé vers le dénigrement du christianisme.

- a) D'une part Issa, fils de Maryam sœur d'Aaron, celui dont le Coran fait l'éloge, est le pénultième prophète de la lignée prophétique, destiné à mettre en valeur Mahomet le dernier, en haussant son rôle au rang de Sceau des prophètes. En particulier Issa/Ichou est celui qui a annoncé le Prophète de l'islam sous le nom de Paraclet, ce que les évangiles (les musulmans les disent falsifiés) auraient caché.

- b) D'autre part Jésus de l'Evangile, fils de Marie, né au début de l'ère chrétienne à Bethléem, est implicitement assimilé à  Ishou’-M’sih kdaba des écrits mandéens, celui dont il faut rejeter l'enseignement. Il devient ainsi Issa-Ishou, "le Messie menteur", celui qui a osé se dire "Fils de Dieu", et que les chrétiens disent "Vrai Dieu et vrai Homme", "Dieu sauve", "être mort sur la croix, et ressuscité le troisième jour". Il est aussi celui qui a énoncé la Loi d'Amour que conteste le verset 45 de la sourate 5 ("La table servie"), et celui qui a dit "après Moi viendront des faux prophètes", dont il faut se méfier, et qu'il faut juger à leurs fruits (Matthieu 7, 15-20; 24, 11,24).

Par rapport à Hureiki, Cèdre apporte ainsi une réponse convaincante à la question posée par le titre de ce paragraphe.

4. Est-ce le même Dieu auquel s’adressent le musulman et le chrétien?

Le même Dieu créateur certainement oui. Mais pour les autres attributs? Le père François Jourdan traite ce sujet dans son livre "Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans" (Ed. L'œuvre, 2007). De son côté, avec son article "Dieu dans l'islam et le christianisme" l'universitaire islamologue Marie-Thérèse Urvoy répond à cette question via les liens (avec le site "Studia Arabica") de.

http://notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/DuvocabulairedelIslam/tabid/97/articleType/ArticleView/articleId/465/Dieu-dans-lislam-et-dans-le-christianisme-Par-MarieTherese-Urvoy.aspx

Voir aussi

http://notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/DuvocabulairedelIslam/tabid/97/articleType/ArticleView/articleId/422/Amour-de-Dieu-et-du-prochain-dans-le-christianisme-et-lislam-Par-Dominique-et-MarieTherese-URVOY.aspx

Globalement le Dieu qui se révèle dans le Coran est très différent du Dieu qui se révèle dans la Bible.

5 Conséquence: deux modèles différents offerts aux fidèles.

Jésus est le Modèle offert aux chrétiens pour les guider dans la pratique de leur religion. Sur cette base les premiers chrétiens ont accepté le martyre en bénissant leurs bourreaux, et priant pour eux. Leur exemple a amené leurs persécuteurs à se convertir, et le christianisme a pu ainsi se répandre, en particulier en absorbant peu à peu l'empire romain. Dans un contexte différent Gandhi a appliqué des principes équivalents de non violence et a obtenu l'indépendance de l'Inde sans violence, et avec l'admiration des anglais.

Imiter Jésus est le but fixé à tout chrétien. C'est à quoi est consacré ce beau livre du 15ème siècle "L'imitation de Jésus-Christ" qui a nourri des générations de chrétiens, et qui peut être téléchargé sur http://ijc.reseau.org/index1.html

Le "Beau Modèle" des musulmans est Mahomet, dont la Sira donne la biographie guerrière. C'est sur cette base que l'expansion musulmane s'est faite par la guerre, ses exactions étant dans le prolongement de l'attitude du prophète de l'islam. Ainsi la biographie canonique de Mahomet raconte en particulier qu'il approuva l'exécution de 600 à 900 juifs médinois des Banu Qurayzah, les femmes et les enfants étant réduits en esclavage. Ce fait, et d'autres, sont mentionnés dans les livres de la biographie (Sira) du Prophète (cf. par exemple: Ibn Hishâm, "Al-sirât al nabawiyya" éd. Tadmurf, Beyrouth, Dâr al-Kitâb al'arabî, 1978, Tome III pp. 183-184), ainsi que l'élimination physique des opposants dont la poétesse Asma bint Marwan, le poète Kab ibn al-Ashraf, Sufyan ibn Khalid, Abu Rafi, Abu Afak, Amir ibn Jihash.

C'est en faisant le premier choix pour modèle, ceci en pleine connaissance de ce que représente chacun de ces deux modèles, que des musulmans sont amenés à se convertir au christianisme, c'est-à-dire à "marcher comme Jésus a marché Lui-même" (Lettre 1 Jean 2;1-4).

6. Deux conceptions radicalement différentes de la révélation

Ce sujet fait l'objet de deux articles du Père Zakaria Boutros, (volet "Réponses chrétiennes aux objections musulmanes" de la rubrique "Dialogue islamo-chrétien" de ce site):

- "Le concept de Révélation en christianisme et en Islam"

http://notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/Réponseschrétiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/articleType/ArticleView/articleId/452/Le-concept-de-Revelation-en-christianisme-et-en-islam.aspx

- "Les preuves de la Révélation dans l’Islam et dans le Christianisme"

http://notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/Réponseschrétiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/articleType/ArticleView/articleId/466/Les-preuves-de-la-Revelation-dans-lIslam-et-dans-le-Christianisme.aspx

Citant le Dr Muhammad Abdul Latif Al-Abed le premier article dit: "La révélation est le livre et sa communauté. Révélation signifie transmission de paroles à un homme, qui s'applique à lui et personne d'autre. Au sens religieux il s'agit de la révélation de Dieu à son Prophète, soit directement, soit à travers un intermédiaire. C'est alors la transmission du contenu de la connaissance divine au Prophète par la voie d'un intermédiaire qui est l'ange". Pour le christianisme, il n'y a pas d'intermédiaire, Dieu révèle directement à l'homme son message. Le verset 51 de la sourate 42 (Ash-Shura, "la consultation") mentionne les trois formes de cette action divine. Celle consistant en l'insertion d'un message dans le cœur du prophète étant vue, par l'approche idéaliste et subjective du dialogue, comme l'un des "points communs" entre les deux religions. En fait, à l'inverse du christianisme, l'islam voit la révélation de Dieu comme la communication d'un message qui n'enseigne pas ce que Dieu est, mais ce qu'Il veut. Dieu "fait descendre" son Livre à des époques de l'Histoire. Ce livre céleste, dit "incréé", "inimitable", le Coran, est parole de Dieu dans sa matérialité, transmise à Muhammad (considéré comme le Sceau des prophètes), "redescendue" pour corriger ce que les musulmans appellent les falsifications de la Bible par les juifs et les chrétiens. Ce livre incréé est premier, avant toute tradition interprétative. Avant d'être "corrompue" la Bible aurait été ce livre céleste, qui aurait en particulier annoncé la venue de Muhammad.

La conception catholique de la révélation (la conception protestante est autre), que l'on peut dire dynamique par rapport à celle de l'islam, est essentiellement différente. Le philosophe exégète Claude Tresmontant, membre correspondant de l'Institut, spécialiste du prophétisme hébreu, et qui a enseigné la philosophie des sciences à la Sorbonne, en a fait le sujet central de bien de ses livres. On le trouve en particulier exposé clairement dans son livre "Les premiers éléments de la théologie" (Ed. O.E.I.L., 1987), destiné aux étudiants des classes préparatoires aux Grandes Ecoles. Le texte complet de cet ouvrage est disponible sur Internet via le lien

http://docteurangelique.free.fr/livresformatweb/theses/tresmontant/elements_de_theologie.htm

Nous résumons ci-dessous les points essentiels que cet auteur développe. Il les expose dans le langage de la théorie de l'information, et en utilisant l'image del'embryogenèse. 

La révélation est la communication par Dieu incréé d'une information créatrice à l'Homme créé. Cette information communiquée s'adresse à l'esprit de l'homme, à sa pensée, à son intelligence et à sa liberté, car Dieu est un Père qui aime sa création et avant tout son sommet: l'homme. L'homme est capable d'entendre ce que Dieu lui dit, de le comprendre, de l'assimiler, et de répondre à Dieu. Il est un être en relation avec l'Unique incréé qui l'aime, et cette relation est déjà surnaturelle. Un tel aspect est absent dans l'islam où Dieu est seulement transcendant: Dieu est étranger à sa créature.

Dans le prolongement des prophètes de l'Ancien Testament, le message du Christ (Nouveau Testament) a fourni la plénitude de cette information. Tresmontant la compare à l'information génétique: le phénotype, via le noyau de la cellule qui contient la molécule géante sur laquelle sont inscrites les informations qui commandent à la construction de l'organisme nouveau qu'a été l'Eglise à cette époque. Cependant l'homme ne pouvant pas assimiler au départ la plénitude de cette information, de cette révélation, sa communication a été, et continue à être, progressive, comme l'a établi la critique biblique (sans équivalent dans l'islam). C'est ce que dit saint Paul dans son épître 1 Corinthiens 3; 1,2: "Moi-même, mes frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels. Je n'ai pu vous donner que du lait à boire, comme à des bébés dans le Christ, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas l'assimiler, et vous ne l'êtes pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels."

La révélation est ainsi la communication d'une information divine sur la pâte humaine travaillée, transformée progressivement par Dieu le créateur qui transmet son Esprit Saint, en vue d'aboutir à l'Homme Nouveau. Les dogmes sont des éléments de cette communication progressive. Leur développement est de type embryonnaire. Pour comprendre la révélation chrétienne, il faut s'orienter vers l'avenir, le terme de la révélation, et non vers son commencement. Le christianisme porte sur l'origine de tout ce qui existe, et sur la finalité de la création, sa raison d'être. Il a pour but de nous rendre intelligibles les informations d'un Dieu Amour, requises pour accéder à cette finalité, et coopérer à l'achèvement de la création en chacun de nous.

On est bien dans une situation équivalente à celle de l'embryogenèse ou de l'ontogenèse, c'est-à-dire le développement de l'être vivant à partir de l'oeuf fécondé. Comme en biologie, l'information n'augmente pas au cours du développement. L'information initiale inscrite dans les molécules géantes qui se trouvent dans le noyau de l'oeuf fécondé, commande à la construction de l'organisme vivant, selon un programme fixe. Mais il n'y a pas plus d'information au terme du développement qu'au commencement. Le développement dogmatique, en théologie, est de ce type. Il n'y a pas plus d'information au terme actuel du développement dogmatique qu'au temps de saint Paul, ou de l'auteur quatrième évangile. Mais l'Église progressivement approfondit son sens, car elle comprend d'une manière plus explicite ce qui était contenu dans la pensée de l'Église lorsqu'elle était toute petite, lorsqu'elle a été conçue, à partir du message du Nouveau Testament qui concerne la révélation et l'incarnation. Le développement dogmatique est ainsi parfaitement comparable au développement embryo-génétique.

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