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EXPRESSION/AWAL

Ce site a été conçu dés le départ dans le but de donner la parole aux convertis venus des traditions musulmanes, qui ont forcément un point de vue différent sur la religion qu'ils ont quittée pour adhérer à Jésus Christ et à Sa Bonne Nouvelle (Èvangile signifiant cela). Toutefois les hérétiques qui s'ingénient à concilier la foi islamique et la foi chrétienne nous évitent, et nous sont même hostiles parce que nous déclarons qu'il faut abjurer l'islam pour être chrétien.

Jésus est venu pour NOUS SAUVER, nous libérer. Mais de quoi? Des ténèbres et du péché, pour faire de nous ses frères et des enfants de Dieu. Assurément la doctrine islamique s'est constituée dés le début contre la Rédemption et ne veut pas entendre parler du Dieu d'Amour. Alors disons-le à tous, car c'est là notre foi : le Christ revient dans la gloire pour juger les vivants et les morts, y compris Mahomet.

Celui qui a entendu prêcher l'Evangile et ne confesse pas que Jésus est Seigneur et Fils de Dieu n'est pas son disciple et goûtera à la colère de Dieu: c'est l'Ecriture qui le dit pas le fondateur de ce site. Quant à ceux, prêtres ou simples baptisés, qui renient le Christ devant les hommes, nous savons ce que Jésus en dit: Lc 12, 8-9

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lundi 9 février 2009
"Islam. Doctrine de l'abrogation" par Père Zakaria BOUTROS
Publié par lalla jerjer le lundi 9 février 2009 / 12:32 :: 21540 Vues ::Article Rating:: Expression - Awal, Réponses chrétiennes aux objections musulmanes

Article "Abrogation". Prologue.

 Fréquemment les sites islamistes réservent une partie de leur espace à une critique violente du christianisme à visée apologétique et missionnaire. Ils prétendent démontrer que le christianisme est une fausse religion, basée sur des textes falsifiés (omissions, additions), pleins de contradictions. Notre-Dame de Kabylie a consacré un article pour répondre globalement aux nombreux courriers, parfois agressifs, allant dans ce sens

http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/Réponseschrétiennesauxobjectionsmusulmanes/tabid/81/articleType/ArticleView/articleId/358/Reponse-globale-aux-nombreux-courriels-recus-refutant-les-bases-de-la-revelation-chretienne.aspx

De telles attaques, résultant d'une mauvaise interprétation des textes, ou d'une méconnaissance totale de la théologie chrétienne (cf. le lien ci-dessus), sont d'autant plus surprenantes que le Coran contient incontestablement un grand nombre de versets totalement contradictoires, au point que les théologiens musulmans ont du recourir à la doctrine de l'abrogation pour expliquer et résoudre cette difficulté majeure. Ce recours est le système des versets "abrogés" (mansukh) et "abrogeant" (nasikh). La règle générale (mais avec des variantes) est alors "Quand deux versets se contredisent, le verset révélé en dernier abroge (supprime) le verset révélé en premier". Ce principe est contenu dans le Coran même. Il est aussi expliqué dans l'article "Abrogation" des Professeurs Dominique et Marie-Thérèse URVOY

http://www.notredamedekabylie.net/Dialogueislamochrétien/DuvocabulairedelIslam/tabid/97/articleType/ArticleView/articleId/428/Abrogation-article-de-Dominique-et-MarieTherese-URVOY.aspx

 

Le texte du Père Zakaria BOUTROS (livre téléchargeable sur Internet en arabe et en anglais) ci-dessous a été rédigé d'après la traduction du site http://jesusmarie.free.fr/islam_zakaria_boutros_11_Abrogation%20dans%20le%20Coran.html

qui a autorisé sa reproduction, ce dont nous le remercions.

 

***** ************** ************************* **** ******************** *****

 

Épisode 11
L’Abrogation dans le Coran

 

 

Versets abrogeant et versets abrogés dans le Coran. Ou la falsification du Coran.

 

 www.fatherzakaria.com

 

 Introduction

 

 

 Dans cet ouvrage nous allons aborder un problème important, celui des versets abrogeant et des versets abrogés dans le Livre Sacré, en nous intéressant tout particulièrement aux questions suivantes:

 

- En se référant à ce qui a été déclaré à propos des versets abrogeant ou des versets abrogés dans la sourate 2 «La vache» - verset 106 "Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas que Dieu est Omnipotent ?", peut-on encore considérer le Coran comme un livre émanant de Dieu?

 

- Ou alors doit-on considérer que l'on peut annuler la parole même de Dieu?

 

- Comment l'idée même d'annulation tient-elle devant le concept du Coran: «un Coran glorifié préservé sur une table gardée dans les cieux» (cf. sourate 85 «Les constellations» - versets 21-22)?

 

- Comment tient-elle aussi devant cette citation du Coran: «Nul ne peut changer les paroles de Dieu» (cf. sourate 6 «Les bestiaux» - verset 34)?

 

- Et comment tient-elle encore devant cette autre citation: "En vérité, Nous avons envoyé d'en haut «Le Coran», et c'est Nous qui en sommes le gardien" (cf. sourate 15 «El Hadjr» - verset 9)?

 

- Et enfin devant le verset suivant: «S'il y avait dans le Coran autre chose que ce qui est de Dieu, ils y découvriraient beaucoup de contradictions» (sourate 4 «Les femmes» - verset 82)

 

L'existence de versets abrogeant comme de versets abrogés dans le Coran ne constitue-t-elle pas une preuve très claire qu'il n'est pas de Dieu?

 

Voilà la grande question que nous allons maintenant examiner en toute clarté et objectivité. Nous ne voulons agresser personne ni humilier qui que ce soit dans ses convictions, mais nous voulons mener une recherche objective, dans un effort de compréhension délibéré et sans préjugés, sur une question qui demande réponse dans le cadre d'un dialogue religieux franc, sans timidité ni hypocrisie.

 

 Nous prions le Tout-Puissant pour que cet exercice soit l'occasion d'éclairer le chemin de ceux qui cherchent le vrai visage de Dieu.

 

I Première partie. Définition du concept "abrogation"

 

- Qu'entend-on par «versets abrogeant» et  «versets abrogés»?

- D'où vient donc le concept d'abrogation?
- Que signifie «Nous en apportons un équivalent ou un meilleur»?

 

Chapitre 1 Qu'entend-on par «versets abrogeant» et «versets abrogés» dans le Coran?

 

1 – Le mot «abrogé» (nasekh) se traduit dans les dictionnaires de langue arabe par: qui n'est plus valable, ou qui est annulé. Comme le note le fameux dictionnaire de la langue arabe, Al-Maagem Al-Wasiyt, édité au Caire: «abroger quelque chose, c'est l'annuler». Et de donner la citation suivante: "Dieu a abrogé un verset, signifie qu'il en a annulé le précepte, la valeur. Dans le Coran quel que soit le verset abrogé ou «à oublier», Nous en apportons un équivalent ou un meilleur». Ou encore, quand on dit que le gouverneur a abrogé une décision, cela veut dire qu'il l'a annulée

 

2 – Pour l'Imam Al-Nasfy, l'abrogation  (Nasekh) signifie la modification ou la cessation de validité d'un jugement de justice.

 

3 – Il existe encore un sens pour l'abrogation (Nasekh), qui nous est donné par la sourate 13 «Le tonnerre», au verset 39: «Allah efface ce qu' Il veut». Ce que le grand érudit musulman Saïd El-Kemny commente dans son principal ouvrage sur les questions posées par l'islam (Al-Islameyat, p.568) en disant: «il ne s'agit pas seulement de remplacer mais d'annuler certains versets

 

4 – Dans son exégèse (Tafsir, 1ère partie, p.104) Ben Kathir nous rapporte les propos de Ben Guérir sur un verset abrogé, quel que soit celui-ci, déclarant: «cela revient à transformer le licite en illicite et l'illicite en licite, le permis en interdit et l'interdit en permis...»

 

O toi, doué de raison, saisis-tu le problème? Une personne saine d'esprit peut-elle accepter la solution qu'on nous en propose? Comment ces préceptes que l'on prétend de Dieu pourraient-ils subir une annulation ou une transformation qui les fasse passer du licite à l'illicite, et inversement?

 

Voilà ce qu'est le concept des versets abrogeant et des versets abrogés, cette opération qui consiste à annuler certains versets ou à les remplacer par d'autres, au risque de changer le licite en illicite, et tout ceci se produit dans le Coran! Comment alors prétendre que ce livre vient de Dieu?

 

Chapitre 2 D'où procède ce concept des versets abrogeant et des versets abrogés?

 

 Les versets suivants sont à l'origine de ce concept:

 

1 - Sourate 2 «La vache» - verset 106: «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable.»

 

2 - Sourate 16 «L'abeille» - verset 101: «Et lorsque Nous changeons un verset par un autre – Dieu connaît le mieux ce qu'Il fait descendre d'en haut – ils disent: « Tu n'es (toi, Mahomet) qu'un forgeur de mensonges». Non! La plupart d'entre eux ne savent (rien)!»

 

3 – Sourate 13 «Le tonnerre» - verset 39: «Dieu efface ce qu'Il veut ou le confirme; c'est auprès de Lui qu'est La Mère (l'origine) du Livre

 

4 – Sourate 22 «Le pèlerinage» - verset 52: «Dieu annule ce que Satan jette (dans Le Livre)

 

Remarques:

 

1- Les versets du Coran à l'origine de ce concept d'«abrogeant» et d'«abrogés» viennent d'être énoncés, et j'en ai donné le sens au chapitre premier.

 

2 – J'ajoute une explication de l'expression «faire oublier» telle qu' 'elle apparaît dans la sourate 2 «La vache» - verset 106: «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable», due à Ben Kathir, également rapportée par Ben Guérir et par El-Hassan: «le prophète recevait une partie de la révélation, puis il l'oubliait», et comme nous le raconte aussi Ben Abbas: «De la révélation qu'il avait eue pendant la nuit, il ne se souvenait plus au matin.» (Exégèse de Ben Kathir: Tafsir, 1ère partie, p.104).

 

 On trouve dans Sahih Al-Bokhary (N° de référence 5092) le récit suivant d'Aïcha: «J'ai entendu le prophète, la paix soit avec lui, qui avait écouté un homme réciter un chapitre du Coran pendant la nuit, dire: «la miséricorde de Dieu soit sur lui, il m'a fait me souvenir de tel verset, de tel chapitre, qu'il me faut oublier maintenant.»

 

 Dans Sahih Muslim (N° de référence 1874) on trouve aussi ce récit d'Aïcha: "Le prophète avait entendu un homme réciter le Coran à la mosquée, et il dit: «la miséricorde de Dieu soit sur lui, il m'a rappelé un verset que je dois oublier»."

 

Vraiment, je ne sais pas comment le prophète pouvait oublier ce qui lui était révélé! Dieu qui conserve sa parole dans des tables gravées de toute éternité ne pouvait-il la conserver dans l'esprit du prophète qu'Il s'était lui-même choisi?

 

3 – Par dessus le marché le texte de ce verset contredit le témoignage de Ben Abbas, car il ne dit pas que le prophète a oublié le verset mais que Dieu le lui a fait oublier!

 

 L'expression «faire oublier» est également utilisée par Ben Kathir dans son explication de ce verset (Tafsir, 1ère partie, p.103), citant Katada qui aurait dit: «Le Tout-Puissant faisait oublier à son prophète ce qu'il voulait et abroger ce qu'il voulait.»

 

4 – Juste un commentaire: Pourquoi lui donnait-il dans un premier temps des versets qu'Il lui faisait oublier dans un second? N'est-ce pas une fable inacceptable par toute personne saine d'esprit! Aussi Ben Abbas s'est-il sorti de cette difficulté en imputant l'oubli au prophète lui-même.

Ainsi est-il allé de Charybde en Scylla, comme dit l'adage...  Quel que soit le point de vue auquel on se place, ceci n'est pas sérieux!

 

Maintenant tu sais, ô mon frère, d'où vient le concept des versets abrogeant et abrogés, et comment il a évolué dans le Coran!

 

Chapitre 3  Que signifie l'expression: "un meilleur"?

 

Revenons au verset 106 de la sourate "La vache": «Si Nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable». Quand on parle d'un meilleur on veut dire un verset meilleur, ou supérieur, au précédent (cf. le dictionnaire intermédiaire Al-Maagem Al-Wasiyt, p.264).

 

1- La question qui s'impose d'elle-même est la suivante: Faut-il faire un choix dans la révélation divine? Autrement dit s'y trouve-t-il du bon et du meilleur? S'il en est ainsi, peut-on dire aussi qu'il s'y trouve du mauvais, puisqu'il y aurait un choix à faire dans les enseignements de Dieu? Et comment oser émettre une telle incongruité?

 

2 – Mais il y a un point plus délicat encore:

 

- Quelles sont les paroles gravées sur les tables célestes, Sont-elles celles qui ont été abrogées ou que l'on nous a demandé d'oublier? Ou est-ce que ce sont les nouvelles données, ces meilleurs préceptes qui ont remplacé ceux qui ont été abrogés, rendus obsolètes, ou jetés dans l'oubli? Voilà encore une idée curieuse que n'aurait sûrement pu formuler aucune personne raisonnable!

 

Quelques-uns se réfèrent à la déclaration du Christ à propos du premier commandement quand Il dit: «C'est le plus grand.» Ils en infèrent qu'il y a de grands commandements et de plus grands encore... Et ainsi cette déclaration du Christ serait équivalente à «nous vous en donnerons un meilleur

 

Pour clarifier ce point disons qu'il n'y a aucun lien entre les deux questions. En effet dans le Coran quand on dit qu'un verset abrogé, ou «qu'on doit oublier», est remplacé par un meilleur, cela signifie bien que le premier verset n'avait pas la même valeur que le nouveau, mais qu'il lui était inférieur. Tandis que dans la Bible, quand le Christ dit qu'il y a «un grand commandement», cela ne signifie pas qu'il annule ou qu'il affaiblit les autres commandements, mais il est déclaré grand parce qu'il parle du Tout-Puissant lui-même : «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur...» (Mt. 22-37), et les autres commandements concernent l'homme et ses frères en humanité, et ce sont aussi des commandements sacrés, qui n'ont jamais été abrogés, mais l'homme vient après Dieu en considération - parmi ces commandements: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt. 22-39).

 

On trouve aussi dans l'Ancien Testament des commandements mineurs, qui concernent les relations de l'homme avec son bétail, et le bétail est de rang inférieur comparé à l'homme, pourtant il est dit: «Tu ne musèleras pas le boeuf quand il foule ton grain.» (Dt. 25-4).

 En dépit de cela ils sont d'égale importance, aucun n'est inférieur aux autres, aussi le Christ a-t-il pu dire: «Celui donc qui violera l'un de ces moindres préceptes... sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux...» (Mt. 5-19).

 J'espère, mon ami cher, que tu as maintenant compris le paradoxe entre ces commandements sacrés  et l'abrogation de quelques versets pour en introduire de nouveaux, comme si Dieu avait des préceptes meilleurs que d'autres!

II Deuxième Partie. Parties du Coran comportant des versets abrogeant et des versets abrogés

 

Chapitre premier. Sourates comportant des versets abrogés

 

- (1) Sourates contenant des versets abrogeant sans les abrogés: 6

1 – Sourate Al-Fath  2 – Sourate Al-Hashr  3 – Sourate Al-Munafiqun
4 – Sourate At-Taghabun     4 – Sourate At-Talaaq 6 – Sourate Al-A'laa

 

-(2) Sourates contenant des versets abrogeant et les abrogés: 25

 

1 – Sourate Al-Baqarah        2 – Sourate Aal-'Imran    3 – Sourate An-Nisa'
4 – Sourate Al-Ma'idah         5 – Sourate Al-Anfal      6 – Sourate At-Taubah
7 – Sourate Ibrahim              8 – Sourate Al-Kahf       9 – Sourate Maryam
10 -Sourate Al-Anbiya'        11 – Sourate Al-Hajj       12 – Sourate An-Nur
13 -Sourate Al-Furqan         14 -Sourate Ash-Shu'ara' 15 – Sourate Al-Ahzab
16 -Sourate Saba'                 17 –Sourate Ghafir           18 – Sourate Ash-Shura
19 -Sourate Adh-Dhariyat    20 -Sourate At-Tur           21 -Sourate Al-Waqi'ah
22 -Sourate Al-Mujadilah     23 -Sourate Al-Muzzamil 24 -Sourate Al-Kauthar
25 – Sourate Al-Asr

 

-(3) Sourates contenant des versets abrogés sans les abrogeant: 40

 

1 – Al-An'am  2 – Al-A'raf   3 – Yunus
4 – Hud   5 – Ar-Ra'd   6 – Al-Hijr
7 – An-Nahl   8 – Al-Isra'   9 – Al-Kahf
10 -Ta-Ha   11 -Al-Mu'minun  12 -An-Naml
13 –Al-Qasas  14 -Al-Ankabut  15 –Ar-Rum
16 -Luqman   17 -As-Sajdah  18 -Fati ou Al-Mala'ikah
19 – As-Saffaat  20 -Saad   21 -As-Zumar
22 -Az-Zukhruf  23 -Ad-Dkhan  24 -Al-Jathiyah
25 -Al-Ahqaf  26 -Muhammad  27 -Qaf
28 -An-Najm  29 -Al-Qamar   30 -Al-Mumtahanah
31 -Al-Qalam ou Noun 32 -Al-Ma'arij  33 -Al-Muddathir
34 -Al-Qiyamah  35 -Al-Insan   36 -Abasa
37 -At-Tariq   38 -Al-Ghaashiyah  39 -At-Tin
40 -Al-Kaafiroun.

 

-(4) Les sourates qui ne contiennent ni verset abrogé ni verset abrogeant sont au nombre de 43 sur un total de 114.

 

Que l'on fasse une soustraction: 114 – 43 = 71 sourates,

Ou une addition: 40 + 25 + 6 = 71 sourates

 

On trouve 71 sourates sur un total de 114!! Voilà le nombre des sourates qui ont été changés ou abrogés, et leur enseignement annulé, dans lesquels le licite s'est transformé en illicite et l'illicite en licite, selon la déclaration d'Ibn Kathir dans son exégèse (Tafsir 1ère partie, p. 104): «comme le rapporte Ibn-Garir dans un commentaire: quel que soit le verset que nous abrogions cela consiste bien à rendre le licite illicite et l'illicite licite, le permis interdit et l'interdit permis

Voilà en ce qui concerne les sourates contenant des versets abrogeant et abrogés.

 

Chapitre deuxième. Versets comportant des abrogations

 

Nous venons de voir dans les chapitres précédents les sourates touchées par l'abrogation, dans ce chapitre nous allons nous intéresser au nombre des versets qui contiennent des éléments abrogeant ou abrogés. Sheikh Ibrahim Al-Ibiary a déclaré à ce propos, dans son livre «l'histoire du Coran», p. 168, que l'on a dénombré environ 144 passages touchés par ce phénomène. Il n'en cite que 60, à titre d'exemple. Les voici:

 

1) 1 verset de la sourate Al-Qasas          2) 1 verset de la sourate Ar-Rum
3) 1 verset de la sourate Al-Mala'ikah    4) 1 verset de la sourate Ibrahim
5) 1 verset de la sourate Al-Kahf            6)1 verset de la sourate An-Nami
7) 1 verset de la sourate Al-Ankabut       8) 1 verset de la sourate As-Sajdah
9) 1 verset de la sourate Al-Takwir            10) 1 verset de la sourate Saba
11)   1 verset de la sourate Ad-Dukhan            12) 1 verset de la sourate Al-Kamar
13)   1 verset de la sourate Al-Ghaashiyah   14) 1 verset de la sourate Al-Asr
15)   1 verset de la sourate As-Sajdah         16) 1 verset de la sourate Al-Mujadilah
17)   1 verset de la sourate Abasa                18) 1 verset de la sourate At-Tariq
19)   1 verset de la sourate At-Tin               20) 1 verset de la sourate Al-Kafiroun

21)   2 versets de la sourate Ar-Ra'd            22) 2 versets de la sourate Al-Mu'aminun
23)   2 versets de la sourate Al-Furqan         24) 2 versets de la sourate Al-Ahzab
25)   2 versets de la sourate Saad                 26) 2 versets de la sourate Al-A'raf
27)   2 versets de la sourate Al-Mu'min       28) 2 versets de la sourate Al-Ahqaf
29)   2 versets de la sourate Qaf                   30) 2 versets de la sourate At-Tur
31)   2 versets de la sourate Al-Ma'arij        32) 2 versets de la sourate Al-Insan
33)   2 versets de la sourate Az-Zkhruf        34) 2 versets de la sourate Al-Ghaashiyah
35)   2 versets de la sourate Muhammad      36) 2 versets de la sourate Adh-Dhariyat
37)  2 versets de la sourate An-Najm           38) 2 versets de la sourate Al-Qalam
39)   3 versets de la sourate Al-Isra'             40) 3 versets de la sourate Al-Anbiya'
41)   3 versets de la sourate Ta-Ha               42)  3 versets de la sourate Al-Hajj
43)   3 versets de la sourate Az-Zumar         44) 3 versets de la sourate Al-Mumtahanah
45)   4 versets de la sourate Hud                   46) 4 versets de la sourate An-Nahl
47)   4 versets de la sourate As-Saffaat

48)   5 versets de la sourate Al-Hijr               49) 5 versets de la sourate Maryam
50)   6 versets de la sourate Al-Anfal            51) 6 versets de la sourate Al-Muzzamil
52)   7 versets de la sourate An-Nur              53) 7 versets de la sourate Ash-Shura
54)   8 versets de la sourate Yunus                 55) 9 versets de la sourate Al-Ma'idah
56)  10 versets de la sourate Aal-'Imran        57) 11 versets de la sourate At-Taubah
58)  15 versets de la sourate Al-An'am            59) 24 versets de la sourate An-Nisa
60)  30 versets de la sourate Al- Baqarah.

 

Au total: 229 versets – en 60 passages seulement.

 

Nous n'avons pas fait mention de tous les passages cités par Sheikh Ibrahim Al-Ibiary dans son livre: l'histoire du Coran, p.168, qui selon lui seraient au nombre de 144. Combien de versets remaniés aurions-nous alors retenus? De fait un calcul simple peut nous donner une moyenne, puisque nous avons environ 230 versets en 60 emplacements, cela fait presque 4 versets pour chaque, et en multipliant par 144 nous arrivons à plus de 550 versets abrogés dans le sacré Coran: c'est réellement incroyable!

 

A quoi pensent donc nos frères musulmans? Cette absence manifeste de réflexion n'est-elle pas, à l'évidence, à mettre au compte du terrorisme religieux!

 Le prophète de l'islam n'a-t-il pas fait preuve d'une intelligence lumineuse? Aussi feu Abbas Al-Akad a-t-il fort judicieusement intitulé son livre sur le prophète: Le Génie de Mohammed!

III Troisième Partie.     L'importance du problème.

 

 Les musulmans pensent-ils que le Coran a été remanié?

 

 Quelle est la portée de ces remaniements?

 

 Quelle part du Coran a-t-elle été remaniée?

 

Chapitre premier.   Les musulmans pensent-ils que le Coran a été remanié?

 

 De fait je me garderai de donner ma propre réponse à cette question, pour ne donner à personne la possibilité de dire que j'attaque le Coran, aussi je laisserai les érudits musulmans répondre à cette question, en rapportant ici quelques unes de leurs déclarations.

 

Imam El-Hafez Ed-din Ben Kathir nous dit dans son exégèse (Tafsir, 1ère partie, p.105): «tous les musulmans sont d'accord pour admettre la probabilité d'un remaniement des préceptes divins...»

 

Imam Abdullah Ben Ahmed El-Nasfy, dans son exégèse, 1ère partie, p.116, nous dit: "L'abrogation est permise dans le Coran et la sunnah (recueil de lois islamiques), comme l'addition de textes ou l' «oubli» de certains versets - à proprement parler l'effacement de son esprit (celui du prophète)."

 

 C'est ainsi que les musulmans admettent l'abrogation ou l'altération des textes par addition ou soustraction, et ensuite ils soutiennent que ce sont les propres paroles de Dieu, et que personne ne peux changer la parole de Dieu!

 

Chapitre deux.    L'incohérence des versets abrogeant ou abrogés

 

Première incohérence:

 

 Comment le concept de l'abrogation ou du remaniement ou de l'altération des versets du Coran s'accorde-t-il avec l'absolue sagesse de Dieu, qui ne change pas, qui ne s'altère pas?

 

 Dieu n'est pas un être humain, imparfait par essence, pour changer ou modifier ses commandements ou ses préceptes – c'est ce qu'affirme aussi le Coran dans la sourate 6 «Les bestiaux» - verset 34: «Nul ne peut changer les paroles de Dieu» ou dans la sourate 18 «La caverne» - verset 27: «Personne ne peut changer Ses paroles». Alors comment peuvent-ils soutenir que les paroles de Dieu ont pu changer, s'altérer ou être abrogées?

 

 Sur ce point le grand penseur musulman particulièrement averti, Saïd El-Kemny donne ce commentaire à la page 558 de son livre Islameyat (Les questions que pose l'islam), en disant: «Ici il se pose une question, comment la révélation peut-elle être changée, voire altérée? Est-ce que cela ne contredit pas la sainteté de la parole de Dieu?» Et il ajoute: «ce phénomène avait bien été perçu par les Koreishites puisqu'ils disaient: «Ne voyez-vous pas que Muhammad apporte un commandement à ses convertis, puis il l'annule  et leur enjoint de faire autre chose? Aujourd'hui il dit une chose, et demain il l'annule...» Et Saïd continue: «c'est ce que disaient aussi les Juifs de Yatrib» - qui sont devenu le peuple de Médine après l'hégire.

 

 Comparons cela à ce que le Christ déclarait: «N'allez  pas croire que je sois venu abolir  la loi ou les prophètes. Je ne suis pas venu abolir mais accomplir. Car je vous le dis,  en vérité: avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur le i ne passera de la loi, que tout ne soit réalisé.» Mt. 5-17,18.

 

Deuxième incohérence:

 

Est-ce que le concept de l'abrogation, qui a conduit à changer des versets du Coran, ou à les annuler, ou à leur enlever leur sens, s'accorde avec cet autre concept d'une vérité éternelle conservée sur les tables du ciel?

 

Est-ce que l'annulation ou le changement a affecté également les tables célestes? Ou, en d'autres termes les tables de la loi ont-elles fait aussi l'objet de versions révisées ou modifiées?

 

 Sur ce point, le grand penseur musulman d'esprit ouvert, Saïd El-Kemny déclare dans son livre Islameyat (ouvrage cité – p.568) que le phénomène de l'abrogation pose un problème dans le référentiel religieux généralement accepté. Comment faire la synthèse entre ce phénomène de l'abrogation et ses conséquences quant à la modification des textes à laquelle on aboutit par suite de ces pratiques d'annulation, et la foi parfaitement établie et reconnue en l'existence d'une loi éternelle telle que conservée dans les cieux – c'est exactement la question que pose Saïd El-Kemny.

 

Troisième incohérence:

 

A propos du verset du Coran qui dit: «doit être oublié»: comment cela s'accorde-t-il avec le verset 9 de la sourate 15 «El Hadjr»: "Nous avons envoyé d'en haut «Le Coran» et, en vérité, Nous en sommes le gardien."

 

 Si Dieu garde sa parole, pourquoi ne l'a-t-il pas gardée dans la mémoire du prophète? Et pourquoi a-t-il rendu son prophète amnésique, après lui avoir tout révélé?

 

Quatrième incohérence:

 

Si le prophète lui-même a oublié les mots que Dieu lui a inspiré, alors qu'il était l'homme de confiance habilité à recevoir la révélation, que faut-il penser au sujet des gardiens du Coran – pourraient-ils eux aussi l'avoir oubliée?

 

Sur ce point le fameux penseur musulman, Saïd El-Kemny dit (p.569): «Il y a un autre problème...  C'est celui de la mise en écriture du Coran. A propos de celle-ci les érudits musulmans expliquent, en donnant des exemples, qu'une partie des écritures s'est effacée des mémoires humaines, sans qu'ils ne s'intéressent vraiment aux conséquences du phénomène de l'abrogation de la récitation ou de l'annulation des écritures: à savoir si les préceptes donnés sont demeurés valables ou ont été abrogés aussi - cela démolit complètement l'idée d'une existence immanente des écritures sur des tables «gravées de toute éternité

 

Il continue: «Si des versets admis comme inspirés et conservés sur les dites tables ont été abrogés, et donc enlevés du Coran, cela revient à nier toute valeur d'éternité à celles-ci.» Il continue encore en disant: «Si nous ajoutons à tout ceci les nombreuses disparitions de parties entières du Coran ou leur effacement des mémoires, la question est encore plus prégnante.» Enfin il conclut: «La prise de conscience de cet usage de l'abrogation par les anciens, ne conduit pas seulement à mettre en cause la conception mythique de l'existence d'une écriture éternelle, mais conduit à mettre en doute la conception même de cette écriture.»

 

 Saluons ce penseur pour son indépendance d'esprit et pour son courage dans le jugement qu'il nous donne à propos de ces pratiques étonnantes dans la religion islamique, et puissent tous nos frères musulmans faire preuve d'un esprit aussi ouvert pour s'incliner devant la lumière de la vérité...

 

Cinquième incohérence:

 

Doit-on considérer ces versets, abrogeant et abrogés, comme une tentative de falsification des écritures originales?

 

Sixième incohérence:

 

Cette question de l'abrogation n'entre-t-elle pas en conflit avec ce verset du Coran: «S'il y avait là autre chose que ce qui est d'Allah, ils y découvriraient beaucoup de contradictions.» (sourate 4 «Les femmes» - verset 82).

 

 L'existence de ces 550 versets, abrogés, remplacés, remaniés, allongés ou raccourcis à la demande, n'est-elle pas suffisante en soi, n'est-ce pas un nombre assez considérable pour montrer que le Coran n'est qu'un fatras de contradictions qui ne saurait être de Dieu puisqu'il illustre si bien ce verset 82 de la sourate 4 ci-dessus? Ne pouvons-nous pas dire que le Coran s'est jugé lui-même?

 

Chapitre trois. Importance de la question de l'abrogation.

 

 En vérité la question de l'abrogation dans le Coran est un point fondamental, car il est impossible de donner une interprétation aux préceptes du Coran sans une connaissance approfondie de cette doctrine. On pourrait en effet comprendre dans un sens donné tel verset et en faire la base de son jugement, pour s'apercevoir bientôt qu'il a été abrogé par un autre verset!

 

 Sur ce point Hebat Allah El-Baghdadi nous rapporte l'histoire suivante à la page 12 de son livre, citant Ali ben Abou-Taleb, l'un des califes «orthodoxes»: Comme il entrait un jour dans la mosquée d'El-Kophah, il vit un homme connu sous le nom d'Abdoul-Rhaman ben Dab, l'un des amis d'Abou-Moussa El-Ashari. Les gens se pressaient autour de lui alors qu'il jonglait avec les commandements concernant ce qui est permis et ce qui ne l'est pas. Alors Ali ben Abou-Taleb lui demanda: «Connais-tu les notions d'abrogeant et d'abrogé?» Il lui répondit: «Non.» Alors il lui dit: «tu es dans l'erreur, et tu veux entrainer les autres dans l'erreur...» Puis il lui pinça les oreilles, lui disant encore: «Ne t'avises plus de revenir jouer les juges à la mosquée...»

 

 D'où toute l'importance de connaître autant les versets abrogeant que les versets  abrogés.

 

IV Quatrième partie. Différentes catégories d'abrogation dans le Coran.

 

- Versets dont la lettre est abrogée mais la valeur conservée.

 

- Versets dont la lettre et la valeur sont conservées.

 

- Versets dont la lettre comme la valeur sont abrogées.

 

 Les érudits musulmans classent les versets abrogeant et abrogés en trois catégories (cf.le livre de Hebat Allah ben Salamah El-Baghdadi décédé en 410 après l'Hégire, et "L'histoire du Coran" d'Ibrahim El-Ibiary p.168, et d'autres livres d'exégèse).

 

Chapitre premier. Versets dont la lettre, la calligraphie, la récitation ou le texte est abrogé mais dont la valeur est conservée.

 

1 – Par l'expression «abrogé» on veut signifier: qui a été modifié, enlevé ou invalidé.

 

L'expression «la lettre» désigne l'inscription littérale dans le Coran, l'expression «la calligraphie» désigne son écriture calligraphique, l'expression «la récitation» signifie la lecture, puisque le verset n'apparaît plus dans le Coran. Par l'expression «valeur conservée» on veut dire qu'en dépit de son absence du Coran actuel le verset est toujours valide.

 

 Il s'agit bien de dire que ces versets abrogés dans la lettre, la calligraphie, la récitation ou dans le texte, que ces versets qui ont été enlevés du Coran, ou remplacés, ou déclarés caducs, ont toujours leur valeur originelle.

 

 Est-ce que vous comprenez bien, cher lecteur, qu'il existe dans le Coran des versets qui ont disparu, et ne sont donc plus jamais lus, mais qui gardent néanmoins toute leur valeur?!!

 

Des exemples:

 

 Parmi les nombreux cas qui existent je ne donnerais que les deux exemples suivants:

 

1 – Le verset sur la lapidation de l'homme et de la femme adultères.
2 – Le verset de l'adulte suçant le sein.

 

Premier exemple: La lapidation de l'homme et de la femme adultères.

 

 Je transcris ici ce que rapporte Saïd El-Kemny dans son ouvrage Islameyat (Les questions posées par l'islam) p.572, tiré du livre de Ibn El-Jozy (Les abrogeant dans le Coran, p.35) - Omar ben El-Khatab a dit: «Dieu a envoyé Mohammed nous dire la vérité, et Il lui a donné un livre. Parmi les versets révélés se trouve celui de la lapidation. Aussi nous l'avons appris, compris et appliqué. Le prophète a eu l'occasion de lapider un couple adultère, et nous lui avons prêté la main.» Voici le verset de la lapidation tel que rapporté par Omar: «le sheikh (l'homme adultère) et la sheikhah (la femme adultère), s'ils ont commis l'adultère, lapide-les.» Omar confirme cela en disant: «J'étais sur le point d'écrire cela de ma propre main, mais je ne l'ai pas fait de peur que l'on puisse dire que j'avais pris la liberté d'écrire quelque chose de ma main dans le livre de Dieu

 

 Là-dessus le commentaire de Saïd El-Kemny est le suivant: «voilà l'exemple même d'un verset abrogé dans le Livre saint, en fait classé parmi ceux dont la récitation est abrogée (c.a.d. l'existence) mais dont la validité est conservée et reste entière

 

 Au sujet de ce verset qui a été enlevé du Coran mais dont la validité reste entière, Saïd El-Kemny (dans son livre Islameyat, p.578) rapporte une histoire assez misérable à propos des convertis, compagnons du prophète. A parler franchement j'ai hésité à en faire état tant j'étais gêné à sa lecture, et sans voix. Je ne sais d'ailleurs comment la dire, mais je souhaite pourtant la soumettre à votre jugement, et obtenir une réponse à mon interrogation, aussi permettez-moi de la rapporter en évitant les mots qui pourraient vous blesser. Notre musulman à l'esprit ouvert, Saïd, dit littéralement: «Omar ben El-Khetab, qui est à l'origine de cette parole bien connue sur l'obligation de suivre ce verset, bien qu'il ne soit pas dans le Coran et n'y ait jamais été écrit, a rapporté dans son livre l'histoire suivante concernant l'annulation de l'exécution d'El-Mougheira ben Shoieba.» , pour expliquer l'attitude d'Omar après qu'il fut devenu calife – la voici:

 

 El-Mougheira avait été surpris en flagrant délit d'adultère avec Oum-Ghamil, fille d'Amri, alors que c'était un homme marié. Il fut surpris par Aboubakar, l'un des compagnons, Nafi ben El-Hares, un autre compagnon, et Shebl ben Moabid. Le témoignage de ces trois personnes était des plus explicite, puisqu'ils prétendirent qu'ils avaient vu El-Mougheira ben Shoieba (permettez-moi de transcrire son nom plus brièvement pour plus de facilité). Il (El-Mougheira) le mettait (son organe) dans Oum-Ghamil, comme on introduit une sonde dans un pot de maquillage (ne me demandez pas des mots sordides), quand une quatrième personne vint elle-aussi pour témoigner. C'était Ziad ben Samila, et le calife l'incita à épargner l'honneur d'El-Mougheira (NB: il l'incita à être impartial). Puis il lui demanda ce qu'il avait vu. Celui-ci  répondit: «j'ai vu un couple s'asseoir et puis j'ai entendu des soupirs et alors j'ai vu qu'il était couché sur elle». Omar lui demande: «l'as-tu réellement vu (pardonnez-moi si je ne peux transcrire ces mots répugnants, vous les avez déjà entendus, pour signifier qu'il faisait bien la chose...), l'as-tu réellement vu l'introduire!! et le retirer comme une sonde dans un pot de maquillage?» L'homme répondit: «Non, mais je l'ai vu qui mettait les jambes de la femme en l'air (pour la troisième fois pardonnez-moi, je ne puis rapporter ces mots orduriers qui décrivent l'acte sexuel dans ses moindres détails). J'ai vu ses parties qui pendaient entre les cuisses de sa partenaire, et puis j'ai encore entendu de gros soupirs.» Alors Omar lui demande: «L'as-tu réellement vu? (En employant les mêmes mots répugnants pour la chose...) L'a-t-il mis, et retiré comme une sonde dans un pot de maquillage?» L'homme répondit alors: «Non», et Omar s'écria «Allah O Akbar» (Allah est le plus grand). «O Mougheira, va et tue-les». Et il tua les trois témoins séance tenante (curieusement les musulmans se montrent fiers de la «justice» d'Omar, lui qui l'a carrément déniée et a ordonné d'exécuter des innocents et d'acquitter le coupable). Et ils vont jusqu'à dire, dans l'encyclopédie arabe simplifiée p.1237:  "il était connu pour sa rigueur dans la vérité, sa crainte de Dieu et son amour de la justice" Justice? Quelle justice? Si celui-là est connu pour sa justice et son amour de la vérité, que faut-il dire des autres califes?

 

Saïd El-Kemny mentionne les références de cette affaire: Ibn-Kathir, le début et la fin, chapitre 7, p.83, et Abdul-Mohsen Sharaf Al-Din Al-Mosawy AL-Nas Walegtehad, page 259.

 

 Mais on pourrait se demander ce que cette histoire vient faire dans notre affaire des versets abrogeant et abrogés?

 

 Eh, bien! Tout simplement le fait qu'Omar se fonde sur le verset suivant, bien qu'abrogé: «L'homme adultère, et la femme adultère, s'ils ont commis l'adultère, tue-les» - bien qu'il ne soit pas dans le Coran. Voilà donc un exemple de verset à la calligraphie inexistante dont la validité est pourtant conservée - même si Omar a triché dans l'application de ce verset en poussant un homme à faire un faux témoignage pour pouvoir acquitter l'accusé. En tout cas il n'aurait pas dû pouvoir se fonder sur un verset qui n'est pas dans le Coran!

 

Deuxième exemple: L'adulte qui suce le sein.

 

 L'adulte qui suce le sein est en vérité une bien curieuse histoire! Saïd el-Kemny dit à son propos: l'adulte au sein est un autre exemple de ces versets qui ont disparu du Coran, et dont on cherche vainement la trace bien qu'ils soient encore valides.

 

 Voilà ce que nous en dit Sahih Muslim (Dar-el-Shaeb version 4/67) citant Aïcha - d'après cette dernière dix versets étaient connus pour parler de ce sujet, qui ont été abrogés et remplacés par cinq versets aussi connus, et régulièrement récités. C'est aussi ce que confirme l'imam Abou-Gaafer El-Nahas dans son livre sur les versets abrogeant ou abrogés dans lequel il rapporte notamment que «Mme Aïcha a toujours admis la réalité du verset «l'adulte au sein».

 

 Ibn El-Goosy a raconté cette histoire de «l'adulte au sein» dans son livre (Les abrogés du Coran  p.37). Selon lui Aïcha aurait déclaré: "Le verset de «l'adulte au sein» était sous mon lit. Quand le prophète est tombé malade nous nous sommes donné beaucoup de mal pour le retrouver. Mais une chèvre l'avait mangé. Et puis le prophète est mort. Ce verset se trouve dans la récitation du Coran." (Noter bien que ceci contredit l'expression du Coran: «C'est nous qui vous avons envoyé la récitation (Le Coran), et c'est nous qui le gardons en sécurité.») Comment a-t-il pu laisser manger une partie du Coran par une chèvre? Voilà qui mérite réponse!

 

 Mais voilà comment Aïcha explique bien franchement cette très curieuse histoire de «l'adulte au sein»! Abou-Gaafer El-Nahas en fait mention dans son livre (Versets abrogeant et versets abrogés – p.124) en ces termes:  Sahla, la fille de Sohil vint voir le prophète pour lui dire: «j'ai remarqué que mon époux (Abou Hozifa) est fâché dès qu'il voit Salim (un de leurs serviteurs) venir vers moi». Le prophète lui dit alors: «allaite-le, afin de l'amener à se considérer comme ton propre fils, ainsi tu ne seras pas obligée de coucher avec lui, et de cette façon ton mari ne sera plus jamais jaloux de lui») Elle répondit: «comment oserais-je donner le sein à un homme adulte?» Et le prophète lui rétorqua: «Je sais bien que c'est un homme adulte».

 

 Là, je vous demande un instant:

 

1 – Ce genre d'agissement ne fait-il pas partie des «préliminaires» du texte: «Le prophète, la paix soit sur lui, a interdit de consommer l'union des corps sans en passer par les préliminaires»?

 

 2 – Cela signifie-t-il que si d'aventure un mari excitait son épouse de cette façon, pourrait-elle ensuite se refuser à lui?

 

Voilà les questions qui se posent d'elles-mêmes dans ce genre de situation.

 

  Et l'histoire raconte que Sahla est revenue voir le prophète (après avoir suivi ses conseils) pour  lui dire: «O prophète de Dieu,  je n'ai jamais vu une telle expression de colère sur le visage de mon mari»

 

 Mais écoutez la suite, très chers, car ce qui n'est pas encore dit est la meilleure part. Ce sont les conséquences de cet excellent verset, le verset de «L'adulte au sein», et de la très noble conversation de Sahla avec le prophète. Aïcha connaissait tout cela, et Orowa nous dit qu'elle demanda à sa soeur Oum-Khaltoum, et aux filles de son frère, de donner le sein aux hommes, et qu'elle-même souhaitait qu'on les laisse venir jusqu'à elle (croyez-moi, c'est ce qui est écrit dans les livres de la sainte Sunnah (lois de l'islam) – cf. l'ouvrage déjà cité d'Abou-Gafer El-Nahas, p.124).

 

 Nous le demandons: est-il acceptable pour un homme honorable de laisser sa femme se conduire de cette manière? Si elle désire rencontrer un homme, et l'allaiter, et ce faisant être laissée seule avec lui comme une Muharram (avec laquelle il est parfaitement licite d'être laissé seul) ?

 

 Ne pensez pas, mes frères, que je sois en train d'attaquer l'islam, jamais. Mais nous voulons nous renseigner sur ce qui est dit de ces fameux versets, abrogeant et abrogés. Chers lecteurs, je suis sincèrement désolé des histoires dégradantes que j'ai été amené à vous rapporter mais j'attends vraiment avec intérêt les réponses de nos frères, de leurs spécialistes religieux, à propos de ces histoires. Mais le problème que nous rencontrons dans nos «dialogues», quand l'un de nos frères musulmans lève la main pour demander la parole et dès qu'il a le micro, c'est qu'au lieu de répondre à nos questions il change de sujet et fait mine de s'intéresser à quelque point ardu de la sainte Bible à seule fin d'échapper à la discussion.

 

Chapitre deux. Versets qui n'ont plus aucune valeur, mais qui sont conservés dans la calligraphie, la récitation, ou le texte.

 

 Ce qui veut dire que de tels versets sont considérés comme invalides et leur enseignement sans valeur, bien qu'ils figurent toujours dans le Coran.

 

 Ibrahim El-Ibiary raconte dans son livre (Histoire du Coran – p.168) que les chercheurs ont trouvé 144 endroits, et il en explicite 60, qui contiennent 229 préceptes abrogés bien que les textes concernés soient toujours dans le Coran. Nous les avons répertoriés dans le chapitre deux [voir plus haut], maintenant nous allons en citer quelques exemples.

 

Sourate 58 «La discussion» (El-Mujadilah) – verset 12: O vous qui croyez! Quand vous venez consulter le Messager en privé, devancez consultation par une aumône. Cela vous purifiera et vous rendra meilleur.

 

  Ce verset a été abrogé par le verset 13: "Appréhendez-vous de faire précéder d'aumônes votre entretien ? Mais, si vous ne l'avez pas fait et que Dieu a accueilli votre repentir, alors élevez votre prière, donnez l'aumône épuratrice, et obéissez à Dieu et à Son messager. Dieu connaît parfaitement ce que vous faites".

 

 Quelle est l'histoire de ces deux versets?

 

1- Saïd El-Kemny (dans son livre Islameyat p.152) rapporte les faits suivants qu'il tient de Mohammed Ali El-Saghir: la révélation avait suscité beaucoup de curiosité et les gens venaient voir le prophète pendant qu'il se reposait, pénétrant dans sa demeure tandis qu'il y était au milieu des membres de sa famille et de ses épouses. Ils l'appelaient tout simplement par son nom, «O Muhammad», demandant à le voir sans avoir pris de rendez-vous... Mais après la fuite (l'Hégire), et la mise en place des piliers de la mission, on institua des protocoles particuliers et des règles pour rencontrer le prophète, que l'on devait suivre scrupuleusement. Aussi le Coran mit fin à cette situation en imposant une taxe d'un certain montant pour le voir, avant de lui poser une question. D'abord tout le monde refusa sauf Ali Ben Abou-Taleb qui changea un dinar contre dix dirhams, et chaque fois qu'il voulait voir le prophète il donnait un dirham, jusqu'à ce qu'il eut donné les dix dirhams, et alors le verset fut abrogé par le suivant.

 

 Mais en dépit de son abrogation, il était toujours récité dans le saint Coran (selon encore Saïd El-Kemny, dans son livre Islameyat p.582, et aussi selon le Livre des versets abrogeant et abrogés de Hebat Allah El-Baghdadi, p.117)

 

2- Selon l'imam El-Khazen, dans son exégèse (Tafsir): il y a beaucoup de versets dont les préceptes sont abrogés et dont la récitation est conservée (cf. le livre de Iebab El-Tawil Fima'na El-Tanzil, 1ère partie, p.94).

 

3 – Selon Ibn El-Araby: les versets sur le pardon des mécréants et l'obligation de les épargner ont tous été abrogés par le verset «du sabre» dans la sourate 9 «Le repentir» - verset 5: «Lorsque les mois sacrés seront passés, tuez les associateurs (Moushrikouns) partout où vous les trouverez. Saisissez-les, assiégez-les, tendez leur des embuscades...» Ce verset abroge 124 versets (cent vingt quatre!) (El-Syuoty, 2ème partie, p.24).

 

4- Selon Saïd El-Kemny: Il est bien connu que le Coran a été assemblé sous le règne d'Othman Ibn Affan, alors qu'une masse de versets abrogés avaient été recueillis, à côté des abrogeant, ce qui forme la base de ce chapitre sur l'abrogation avec le titre «Ceux dont la valeur est abrogée mais la récitation conservée

 

 C'est ainsi que tant de versets apparaissent comme se contredisant l'un l'autre (cf. Islameyat p. 584-587).

 

 Premier échantillon: Versets concernant les livres saints parus avant le Livre de Dieu le Tout-Puissant

 

1- Sourate 5 «La table servie» - verset 43: «Mais comment te prendraient-ils pour leur juge? Ils ont la Torah, dans laquelle est le jugement de Dieu

 

2 - Sourate 5 "La table servie" – verset 44: «En vérité, Nous t'avons révélé la Torah où il y a direction et lumière

 

3 - Sourate 5 "La table servie" – verset 46: «Et Nous lui avons apporté l'Evangile dans lequel sont direction et lumière

 

4 - Sourate 5 "La table servie" – verset 47: «Ainsi les gens de l'Evangile jugeront avec ce qu'Allah y a révélé

 

5 - Sourate 5 "La table servie"  – verset 48: «Et nous t'avons révélé le Livre avec la vérité, pour confirmer ce qui existait avant lui des Ecritures

 

6 – Sourate 40 «Le Tout Miséricordieux» versets 53-54: «Nous avons donné aux enfants d'Israël l'héritage de l'Ecriture, un guide et un mémoire pour les hommes d'esprit

 

 Ces versets ont été abrogés par d'autres tels que:

 

1 – Sourate 4 «Les femmes» - verset 46: "Il en est parmi les Juifs qui détournent les mots de leur sens "

 

2 – Sourate 2 «La vache» - verset 75 : «Eh bien, espérez-vous [Musulmans], que des pareils gens (les Juifs) vous partageront la foi ? Alors qu'un groupe d'entre eux, après avoir entendu et compris la parole de Dieu, la falsifièrent sciemment

 

 Un commentaire: N'y a-t-il pas une contradiction entre les deux citations ci-dessus et le Coran lui-même quand il dit dans la sourate 15 «El-Hadjr» verset 9: «En vérité, Nous avons envoyé d'en haut Le Coran, et, en vérité, Nous en sommes le gardien,» et que celui-ci rend témoignage au Livre des enfants d'Israël comme étant un guide et une lumière?

 

 Deuxième échantillon: Versets concernant le peuple de l'Ecriture

 

1- Sourate 2 «La vache» - verset 62: «Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d'entre eux a cru en Dieu, au Jour dernier et accompli de bonnes oeuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé»

 

2 – Sourate 29 «L'araignée» - verset  45: "Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites : «Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c'est à Lui que nous nous soumettons»".

 

3 – Sourate 57 «Le fer» - verset 27: «Alors Nous avons envoyé après eux Nos Messagers, et Nous avons envoyé Issa (Jésus), le fils de Maryam (Marie), et Nous lui avons donné l'Evangile. Et Nous avons mis dans les coeurs de ceux qui le suivirent l'extrême bienveillance et la compassion.»

 

4 – Sourate 3 «La famille d'Imran» - verset 55: "Allah a dit: «O Issa (Jésus) c'est Moi qui te ferai mourir et c'est Moi qui t'élèverai jusqu'à Moi; et Je te délivrerai des incroyants; et Je placerai ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui sont incroyants, au jour de la résurrection.»"

 

 Ces versets ont été abrogés par d'autres comme:

 

1 – Sourate 3 «La famille d'Imran» - verset 19: «En vérité, la vraie religion, acceptée d'Allah, c'est l'Islam…»

2- Sourate 3 «La famille d'Imran» - verset 85: «Celui qui désire autre chose que l'Islam comme religion, cela ne sera point accepté par Lui. Et lui sera, dans l'autre monde, (du nombre) de ceux qui perdent

 

 Comment cela s'accorde-t-il avec la sourate 2 «La vache» - verset 62: «Certes, ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Nazaréens, et les Sabéens, quiconque d'entre eux a cru en Dieu, au Jour dernier et accompli de bonnes oeuvres, sera récompensé par son Seigneur; il n'éprouvera aucune crainte et il ne sera jamais affligé.»

 

 Troisième échantillon: Versets concernant ce qui est tolérable de la liberté religieuse.

 

1- Sourate 109 «Les infidèles» - verset 6: «Vous avez votre religion, et moi, j'ai ma religion

 

2 – Sourate 10 «Jonas» - verset 99: «Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est- ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants?»

 

3 – Sourate 2 «La vache» - verset 256: «Il n'y a pas de contrainte en religion…».

 

Ces versets ont été abrogés par d'autres comme:

 

Dans la sourate 3 «La famille d'Imran» - verset 83: «Cherchent-ils une autre religion que celle d'Allah, quand Lui sont soumises toutes les créatures, qu'elles le veuillent ou non.»;

 

 Quatrième échantillon: Versets concernant l'attitude envers les infidèles:

 

1 – Sourate 3 «La famille d'Imran» - verset 20: « …. S'ils vous tournent le dos, votre devoir se limite à transmettre le message.»

2 – Sourate 35 «Le Créateur» - verset 23: «Votre rôle se limite à avertir

3 – Sourate  4 «Les femmes» - verset 63:*** «Détourne-toi d'eux et adresse-leur des avertissements

4 – Sourate 4 «Les femmes» - verset 81: «Eloigne-toi d'eux et confie-toi en Allah

5 – Sourate 5 «La table servie» -verset 13: «Pardonne-leur, et passe sur leurs méfaits

6 – Sourate «Les bestiaux» - verset 107: «Si Dieu voulait, ils ne seraient point associateurs. Mais Nous ne t'avons pas désigné comme leur gardien, et tu n'es pas leur garant.»

7 – Sourate 88 «L'enveloppante» - verset 22: «Tu n'es pas un tyran parmi eux

8 – Sourate 73 «L'enveloppé» - verset 10: «Et endure ce qu'ils disent; et écarte-toi d'eux d'une façon convenable.»

9 – Sourate 70 «Les voies d'ascension» - verset 5: «Aussi sois patient, arme-toi de patience

10 – Sourate 20 «Tâ-Hâ» - verset 130: «Supporte patiemment ce qu'ils disent

11 – Sourate 15 «El Hadjr» - verset 85: «Alors pardonne d'un beau pardon

12 – Sourate 7 «Al-Araf» - verset 199: «Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.»

13 – Sourate 41 «Les versets détaillés» - verset 34: «Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux

14 – Sourate 13 «Le tonnerre» - verset 40: «Ton seul devoir est de travailler avec zèle à ta mission, et à Nous le compte (final).»

15 – Sourate 8 «Le butin» - verset 61: «Mais s'ils inclinent à la paix, toi aussi incline vers elle.»

 

Ces versets ont été abrogés par les suivants:

 

1 – Sourate 4 «Les femmes» - verset 89: «Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier de Dieu. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur

2- Sourate 4 «Les femmes» - verset 93: «s'ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors saisissez-les et tuez les où que vous les trouviez

3 – Sourate 47 «Mahomet» - verset 4: «Et lorsque vous rencontrez les infidèles, frappez-les à la nuque, quand vous les avez blessés, serrez fort leurs liens

4 – Sourate 8 «Le butin» - verset 12: «Je vais jeter l'effroi dans les coeurs des infidèles. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les jusqu'aux bouts des doigts»

5 – Sourate 8 «Le butin» - verset 39: «Combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'association, et que la religion soit tout entière celle d’Allah

6 – Sourate 47 «Mahomet» - verset 35: «Ne faiblissez donc pas et ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts.» (cf. sourate «Le butin» - Mais s'ils inclinent à la paix, toi aussi incline vers elle!)

7 – Sourate 9 «Le repentir» - verset 29: «Tuez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour, et qui n'interdisent pas ce qu'Allah¨et son Apôtre ont interdit, et quiconque ne pratique pas la religion de la vérité (c.à.d. l'Islam) parmi ceux qui ont reçu le Livre (Juifs et Chrétiens) jusqu'à ce qu'ils aient payé le tribut de leurs mains et qu'ils se soient humiliés.»

 

 A propos de ce dernier verset je citerai l'exégèse de l'Imam El-Nasfy puis celle de l'Imam Ibn Kathir.

 

1 – El-Nasfy nous dit dans son exégèse (2ème partie, p.177-178): «Combattez ceux qui ne croient pas en Allah, qui ne reconnaissent pas la religion de la vérité (c.à.d. qui n'adhèrent pas à l'Islam qui est la religion de la vérité, parmi eux les peuples des Ecritures: Juifs et Chrétiens) jusqu'à ce qu'ils paient la Jizyiah (le tribut payé par les non-musulmans vivant dans un Etat musulman, c.à.d. un rachat pour leur mécréance... pour qu'ils se sentent humiliés. Ce qui veut dire qu'ils paieront tout en étant humiliés- voilà ce que c'est que l'impôt de la Jizyiah). Ce tribut ils l'apporteront eux-mêmes, à pied, non pas à cheval, et ils s'en acquitteront en restant debout tandis que le receveur de l'impôt sera lui assis. Et il leur passera un cercle de fer autour du cou ou autour de leur vêtement en disant :  "C'est la Jizyiah (le tribut), O Zumy (Juif ou Chrétien) !" Et il les secouera et il les frappera sur la nuque».

 

2 – Ibn Kathir donne le commentaire suivant (vol.2, p.135-136): «Combattez ceux qui ne croient pas en Allah et d'abord, comme le dit le Noble Coran, les peuples de l'Ecriture (Juifs et Chrétiens)... Car le prophète  d'Allah a ordonné de les combattre. Il l'a fait la 9ème année de l'Hégire. Jusqu'à ce qu'ils aient payé la Jizyiah (le tribut) dans un esprit de soumission. En effet ils ont été envahis et contraints à la soumission, jusqu'à ce qu'ils se sentent eux-mêmes soumis, c.à.d. humiliés, méprisés et avilis. Aussi n'est-il pas permis d'aider les peuples de la Zima (les Juifs et les Chrétiens), et surtout de les laisser s'élever au-dessus des musulmans – puisqu'ils leur sont inférieurs, car ils sont faibles, méprisables, et misérables. Comme l'a bien dit Sahih Muslim: "Ne saluez jamais les premiers Juifs ou Chrétiens. Si vous en rencontrez un en chemin, forcez-le à vous laisser le passage." C'est le prince des croyants, l'émir Omar Ben El-Katab (puisse-t-il plaire à Dieu) qui nous a donné ces règles de conduite en conquérant leurs états, en les humiliant et en les avilissant.

 

 Par ailleurs Abdoul-Rahman Ben Ghanem El-Ashari nous rapporte les termes d'une lettre écrite à Omar Ben El Khatab (puisse-t-il plaire à Dieu) quand celui-ci fit la paix avec les chrétiens d'El-Sham: «Au nom d'Allah, le Très grand, le Miséricordieux, cette lettre est envoyée par les chrétiens d'El-Sham au Serviteur de Dieu pour lui dire: Vous les Musulmans, quand vous êtes venus à nous, nous vous avons prié de nous accorder la vie sauve et la possibilité de garder note religion et ce que nous possédions, et nous nous sommes engagés à ne plus construire ni églises, ni monastères, ni ermitages, de ne pas réparer ceux qui existaient ni de remplacer ceux qui avaient été pris par les Musulmans. Nous nous sommes engagés à ne pas interdire aux Musulmans de rentrer dans nos lieux de prière que ce soit de jour ou de nuit, et nous nous sommes engagés à nourrir ceux des Musulmans qui demanderaient notre hospitalité pendant trois jours, à ne pas enseigner le Coran à nos enfants, ni à les entraîner dans le polythéisme, ni à empêcher aucun de nos proches de se convertir à l'Islam s'il le souhaite, à respecter les Musulmans, à leur laisser nos sièges s'ils le demandent, à ne pas porter les mêmes vêtements qu'eux, ni les mêmes coiffures, ni les mêmes chaussures, à ne pas nous coiffer comme eux, à ne pas monter à cheval, à ne pas porter d'épée ni aucune arme, à ne pas nous faire de sceau en langue arabe, à ne pas nous raser la tête, à garder notre façon de nous habiller où que nous soyons, à ajuster nos ceintures, à ne pas mettre de croix au-dessus de nos églises, à ne pas mettre de croix sur nos livre sacrés comme font les Musulmans, à sonner les cloches de nos églises avec discrétion, à ne pas parler haut dans nos églises en présence de Musulmans, à ne pas utiliser de palmes, à ne pas faire de processions, à ne pas nous affliger à grands cris de nos deuils, à ne pas enterrer nos morts à côté de ceux des Musulmans, à servir de guides aux Musulmans et à ne pas pénétrer dans leurs demeures. Quand je vins présenter cette lettre à Omar, il ajouta: «A ne jamais frapper un Musulman.» Voila ce qui a été décrété pour nous et pour le peuple de notre religion, et nous l'acceptons. Aussi, en cas de désobéissance à l'une de ces prescriptions, alors nous ne serons plus sous votre protection et nous nous considérerons comme faisant partie des réprouvés» (c.à.d. propres à être massacrés!)

 

Commentaires:

 

1- L'imam El-Syouty a ajouté le commentaire suivant: Ces incitations au meurtre prirent force de loi quand les musulmans eurent imposé leur joug. Mais quand ils sont en état d'infériorité le problème est différent, il leur faut faire preuve de patience et d'endurance.

 

2- Sur la propension de l'Islam à combattre les chrétiens, Saïd El-Kemy (cf. Islameyat, p.588) écrit: Il est bien connu que la politique de l'Islam envers la chrétienté fut d'abord empreinte de paix et de miséricorde, confirmant la liberté de croyance parce que la Bible est une lumière et un guide, et le Coran est venu confirmer ce qui avait déjà été révélé par Dieu, et les adeptes d'Issa (Jésus) étaient considérés comme supérieurs à ceux qui ne croyaient pas en lui, jusqu'au Jour de la Résurrection.

 

 Saïd El-Kemy donne les explications suivantes: Les raisons de cette mansuétude étaient purement circonstancielles car les musulmans cherchaient alors refuge auprès des chrétiens d'Abyssinie, aussi mettaient-ils en avant les versets concernant le Christ et sa mère. Ils furent d'ailleurs bien reçus et on leur montra amitié et compassion. Mais quand ils n'eurent plus besoin de Nagashi ni des Abyssins alors la révélation s'imposa contre les croyances des chrétiens.

 

3 – A propos de l'attitude des musulmans envers le judaïsme Saïd El-Kemy (cf. Islameyat, p.588) rapporte: La même attitude s'applique à l'encontre du judaïsme et des juifs, car Yathrib s'avéra être un refuge pour les musulmans, alors que c'était déjà une place forte pour les juifs et les Arabes de la péninsule. L'intérêt bien compris guida les musulmans immigrés à Yathrib. Ils firent état de versets qui traitaient du peuple d'Israël et des histoires de l'ancien Testament, de ce que Dieu les avait préférés au reste de l'humanité. Ils disaient que la Torah est un guide et une lumière, et que les juifs devaient suivre ses préceptes. Aussi la première chose que fit Moustapha quand il arriva à Yathrib fut d'établir un traité qui reconnaissait la liberté de croyance à tous les habitants de La Ville (Al-Madina). Il continue: Mais les circonstances vinrent à changer amenant à abandonner le jeûne hébraïque pour le ramadan arabe, et l'orientation pour la prière passa de Jérusalem (Bayt I-Makdès) à la Mecque (la Ka'aba). Alors le prophète et les juifs s'aperçurent de leurs différences et des abîmes qui séparaient maintenant la Torah et le Coran. La situation évolua encore, notamment après la bataille de Bader qui permit aux musulmans d'avoir leur propre armée, et de s'emparer du pouvoir autant sur le plan spirituel que sur le plan pratique, alors la Révélation mit en lumière les nombreuses dissemblances entre le Coran et la Torah... jusqu'au point de résilier le traité de paix, de combattre les juifs et de révoquer la liberté de croyance qui avait prévalu. Ainsi le mot d'ordre devint: combattez-les jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de différences et que la religion soit tout entière et seulement celle d'Allah. Et à partir de ce moment là la religion d'Allah devint l'Islam.

 

4 – A propos de l'attitude de l'Islam envers les Koraïchites: Saïd El-Kemny nous dit encore (cf. Islameyat, p.589): Les versets de la sagesse furent composés à la Mecque et ils étaient adaptés à la faiblesse des musulmans au milieu d'une cité hostile. Ainsi on décida d'admettre la liberté de croyance (pas de contrainte en religion!) On alla même jusqu'à admettre les idoles de la ville: Al-Lât – Al-'Uzza (deux idoles des arabes idolâtres) et aussi Manât (une autre idole) et puis Gharanik (la grande idole). Leurs intercessions étaient les bien venues... (cf. la sourate de «Signes du zodiaque»).

 

 Saïd nous dit encore : Après avoir quitté la Mecque pour s'installer à Médine, et après la bataille de Bader et l'acquisition d'une force armée, alors on a commencé à abroger des versets, notamment pour se débarrasser de la liberté de croyance et permettre à tout musulman de combattre les non-musulmans et de les massacrer – tel fut l'ordre donné par l'Imam El-Syouty.

 

Chapitre troisième. Versets abrogés tant dans leurs préceptes que dans la lettre, la calligraphie ou la récitation.

 

 Cela signifie la mise à l'écart de ces versets et leur effacement du Coran, bien qu'ils nous soient venus de Mahomet et aient été autrefois écrits dans le Coran. Mais s'ils n'existent plus dans la version actuelle, où sont-ils passés?

 

Commentaires sur cette catégorie:

 

-1 Saïd El-Kemny (cf. Islameyat, p.590) nous dit: Ce chapitre fait mention de nombre de versets qui «furent connus du temps du prophète» mais qui n'apparaissent plus dans le Saint Livre...

 

-2 Saïd El-Kemny (cf. Islameyat, p.590) nous rapporte ce qu'en dit El-Zahry: "Abou-Imama m'a raconté qu'un groupe de compagnons du prophète lui avait déclaré que l'un d'eux se réveilla au milieu de la nuit pour réciter un chapitre du Coran qu'il avait appris par coeur, mais il ne put se souvenir d'aucun de ces versets sauf: «Au nom d'Allah, le Miséricordieux.» Aussi alla-t-il voir le prophète pour l'interroger sur ce chapitre, et d'autres vinrent avec lui pour le soutenir. Et tous l'interrogeaient. Mais il resta silencieux pendant une heure puis leur fit cette réponse: «Ils ont été abrogés hier.»" (cf. Jamal Ed-Din Ibn El-Jozy: Les abrogés du Coran – p.589)

 

 Une question se pose: Pourquoi Dieu lui aurait-t-il révélé ces versets, s'il voulait ensuite les abroger?

 

-3 Abou-Bakar El-Razy nous donne ce commentaire sur les versets dont la récitation et les préceptes ont été abrogés: Dieu les a fait oublier, c'est la raison pour laquelle ils ont disparu des mémoires des croyants, afin qu'ils ne les récitent, ni ne les écrivent dans le Coran. Ainsi ils disparaitraient complètement. (cf. Galal Ed-Din El-Syouty: La perfection dans les enseignements du Coran, 2ème partie, p.26).

La question est de savoir pourquoi dévoiler des versets pour ensuite les abroger?

 

-4 Shriek Ibn Assam nous rapporte que Zer disait: Mon père Ibn Abou-Kaeb m'a demandé: "Comment récite-t-on la sourate 33 «Les confédérés» ?" Et il ajouta: «Elle a 70 ou 71 versets.» Il ajouta encore: "Je peux témoigner que quand elle a été révélée à Muhammad elle était aussi longue que la sourate «La vache» de 286 versets.»" Il voulait dire par là qu'elle avait rétréci des trois-quarts! (Voir El-Thazib: Le raffinement – ch.10 / 42-44) (Voir aussi Galal Ed-Din El-Syouty: La perfection dans les enseignements du Coran – 2ème partie, p.33).

La question est de savoir où sont les versets manquants, et pourquoi ils ont été révélés?

 

-5 Témoignage d'Aïcha: La récitation de la sourate «Les confédérés» comportait au moins deux cents versets du temps du prophète. Puis Othman a réécrit le Coran, et on n'y trouve plus que ce qu'il y a aujourd'hui (73 versets). (Voir Galal Ed-Din El-Syouty: La perfection dans les enseignements du Coran, 2ème partie, p.26).

Où est le reste? Pourquoi ont-ils été révélés s'il a fallu les abroger, ou les oublier?

 

-6 Témoignage d'Omar: Quelqu'un prétendrait-il que j'ai reçu l'intégralité du Coran? Savez-vous ce que cela représente? En vérité une bonne part était déjà perdue, aussi vous pourriez plutôt dire que j'ai reçu ce qu'il en restait. (Voir Gala Ed-Din El-Syouty: La perfection dans les enseignements du Coran, 2ème partie, p.26).

Où est donc passée l'énorme partie perdue?

 

-7 Imama Ibn-Sahl nous donne le témoignage de sa tante: "Le prophète de Dieu nous a récité le verset de la lapidation: «Le "sheikh" (l'homme adultère) et la "sheikhesse" (la femme adultère), s'ils ont commis l'adultère, tue-les.»". En récompense d'un plaisir mal acquis. Ce verset n'existe plus dans le Coran actuel. (cf. Galal Ed-Din, La perfection dans les enseignements du Coran, 2ème partie, p.26).

N'est-ce pas étrange?

 

-8 Rapporté de  Ibn Al-Hajaj Jarih transmis de Ab-Humidah, à partir de Hamida Bent Yunus comme elle l'a dit: mon père, âgé de quatre-vingts ans, récitait le Coran de Aicha: Dieu et Ses anges bénissent le Prophète Ô croyants, bénissez-le également, que la paix soit avec lui, et sur ceux qui priaient au premier rang. C'était avant que Othman ait changé le Coran (voir Galal Al-Din Al-Syouty: La perfection dans les enseignements du Coran, 2ème partie, p.26), n'est-ce pas incroyable?

 

-9 Témoignage d'Abou-Saïf El-Kelaiy, au sujet de ce que lui dit un jour Mouslema Ibn-Moukhaled: On m'a parlé de deux versets du Livre Sacré qui ne sont plus dans le Coran, mais sans m'en dire plus. Mais Abou El-Kounoudd Saad Ibn-Malik Ibn Mouslema aurait déclaré: «Ceux qui ont cru, et ont suivi le prophète, et ont combattu au nom de Dieu, et ont dépensé leur argent et eux-mêmes, ont reçu une heureuse nouvelle: ils sont les vainqueurs, ceux qui l'ont poussé, soutenu, et ont épousé sa querelle contre ses adversaires, pour ceux-là personne n'aurait pu savoir ce qui leur était réservé comme récompense pour ce qu'ils avaient fait.». Cette déclaration n'apparait pas dans le Coran. (Voir Galal Ed-Din, La perfection dans les enseignements du Coran, 2ème partie, p.26). N'est-ce pas étonnant?

 

-10 Al-Syouty nous rapporte le témoignage d'Adie Ibn-Adie: "Omar a déclaré: «Ne quittez-vous pas vos parents? Et est-ce alors une marque de défiance de votre part?» Et il ajouta pour Zaied Ben-Thabet: «N'est-ce pas?». Et Omar dit aussi à Abderhaman  Ibn-Waf: «As-tu vu parmi les versets qui nous sont parvenus: «Combattez comme vous avez combattu au premiers temps» – puisque nous n'avons trouvé rien de tel.» Il répondit: «Cela a été retiré du Coran de même que d'autres textes.»"

 

-11 Taha Hussein a donné le commentaire suivant sur ce qu'avait fait Othman Ibn-Affan en brulant les différents Corans et de nombreux versets: «Le prophète nous a déclaré que le Coran est arrivé en sept versions – chacune est à la fois convenable et complète. Aussi en éliminant certaines parties du Coran, et en brulant différentes versions Othman a éliminé des versets donnés par Dieu et brulé en partie le Coran donné aux musulmans par le prophète de Dieu. L'imam ne saurait éliminer une seule lettre du Coran non plus qu'en changer le texte. Et Othman a désigné un petit groupe des compagnons du prophète pour réécrire le Coran. Et il ne s'est pas inquiété de la multitude des adeptes qui écoutent le prophète et gardent sa parole en mémoire. Lui-même leur a demandé de réécrire le Coran. Et nous pouvons comprendre la colère d'Ibn-Massoud, le premier des gardes du Coran. Zaied Ben-Thabet (celui qui fut désigné pour collecter et assembler le Coran) était encore jeune quand Ibn Massoud contesta cette opération et refusa de bruler les différents Corans. Aussi fut-il violemment jeté hors de la mosquée par Othman». (Voir: La grande tentation (Al-Fitnah Al-Kobra) par Taha Hussein – 1ère partie, p.160-183). N'est-ce pas très curieux?

 

 Voilà l'histoire des versets abrogeant et des versets abrogés du Coran, certains versets annulés, d'autres remodelés, mis à l'écart, enlevés – soit la transformation du licite en illicite. Mieux encore, Dieu a causé l'oubli de certains versets par son prophète et aussi par les gardiens du Coran. Pourquoi donc les a-t-il révélés d'abord pour les annuler ensuite, ou les plonger dans l'oubli?  Dieu change-t-il d'avis?

 

 N'avons-nous pas la preuve que le Coran est plein de contradictions, de dissemblances, d'incohérences? Et n'est-ce pas l'opinion même du Coran sur lui-même proclamant (ne méditent-ils pas sur le Coran?): «S'il y avait là autre chose que ce qui est d'Allah, ils y découvriraient beaucoup de contradictions» (sourate «Les femmes» - verset 82).

 

 Quel est ton jugement, cher lecteur, devant toutes ces incohérences? N'est-ce pas une évidence que le Coran est d'un autre qu'Allah, selon le jugement même du Coran sur lui-même: Oui, «S'il y avait là autre chose que ce qui est d 'Allah, ils y découvriraient beaucoup de contradictions».

 

 Nous avons vraiment besoin d'étudier et de connaître les Ecritures, car en elles se trouvent les réponses de la vie éternelle; tout particulièrement dans l'Evangile qui rend témoignage au Christ, à la Vérité, et nous assure de la vie éternelle.

 

 Laisse-moi te dire, cher lecteur, et te donner l'assurance de ce que je ne porte le discrédit sur aucune religion, je respecte les croyances de tout être humain, et la liberté de pensée, mais j'invite chacun précisément à penser, chercher, creuser, comme l'Islam nous y invite.

 

- A) Il y a environ 50 versets dans le Coran pour nous inciter à user de notre raison – parmi ceux-ci:

 

1) Sourate 6 «La vache» (Al Baqarah) – verset242: «C'est ainsi que Dieu vous explique Ses versets, afin que vous raisonniez.»

 

2) Sourate 8 «Le butin» (Al Anfal) – verset 22: «En vérité, les pires des bêtes, au point de vue d'Allah, ce sont les sourds, les muets, qui ne comprennent rien

 

3) Sourate 10 «Jonas» (Yunus) – verset 100: «Il voue à l'abomination ceux qui ne raisonnent pas»

 

4) Sourate 22 «Le pèlerinage» - verset 46: «N'ont-ils pas voyagé dans le pays? N'ont-ils pas des coeurs pour comprendre?» (Le coeur est considéré comme le siège de l'intelligence chez les sémites.)

 

5) Sourate 25 «Le discernement» (Al Furgan) – verset 44: «Penses-tu  que la plupart d'entre eux puisse entendre et comprendre?»

 

6) Sourate 59 «L'exode» (Al Hasr) – verset 14: «Vous pourriez penser qu'ils sont unis, mais leurs coeurs sont divisés, et cela parce qu'ils ne raisonnent pas

 

- B): Les lois islamiques et les discours prophétiques renforcent le rôle de l'intelligence dans la foi – comme noté dans Sahih El-Bokhary (7275 hadiths authentiques).

 

-1 Discours n°10 – chapitre «Connaître avant d'agir», d'après la parole du Dieu tout-puissant: «N'oubliez jamais qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah.». Ainsi il a commencé avec le savoir, et les érudits, qui sont les successeurs des prophètes ont justement hérité du savoir par l'étude, auront une grande réussite. Et ceux qui suivent les voies de la connaissance, Dieu leur ouvre la voie du Paradis, car Dieu a dit: «Ce sont seulement ceux qui ont la connaissance parmi mes serviteurs qui craignent Allah.». Il a dit aussi: «Personne ne peut comprendre s'il n'a pas aussi la connaissance.». Et ils diront: «Si nous avions écouté l'esprit ouvert, alors nous ne serions pas dans les flammes de l'enfer». Et il a dit: «Ceux qui savent ne valent-ils pas mieux que ceux qui ne savent pas?». Et le prophète, la paix soit avec lui, a dit: «Si Dieu veut le bien pour quelqu'un, il le rendra expert en religion», et encore : «la connaissance vient par l'étude.». Ibn Abbas a dit: «Soyez sages, connaissez la loi.» Il voulait parler de ceux qui enseignent les petites choses avant d'enseigner les grandes.

 

-2 Discours n° 305 – Récit de Saïd ben Abou-Mouranem, de Mohammed ben Ghafir, selon Zaïd (Ibn -Aslam) et d'Ayass ben Abdallah et d'Abou-Saïd El-Khedry – le prophète de Dieu, la paix soit sur lui, s'en alla à la mosquée, croisa quelques femmes et leur dit: « O femmes, faites la charité! Je vois que vous êtes les plus nombreuses parmi les réprouvés.» Et elles lui demandèrent: «Pourquoi donc, Prophète de Dieu?» Il leur dit: «Vous blasphémez autant que vous en avez le loisir, vous désobéissez à vos amants, et vous êtes déficientes autant en religion qu'en intelligence. Je n'ai jamais rien vu de plus néfaste que vous pour l'esprit de l'homme juste.» Elles lui demandèrent: «Pourquoi sommes-nous déficientes en religion et en intelligence? Prophète de Dieu.» Il répondit: «Le témoignage d'une femme n'est-il pas considéré comme valant moitié de celui d'un homme?» Elles dirent : «Oui.» Et il répondit: «Voilà pourquoi vous êtes déficientes en intelligence», ajoutant: «N'est-il pas exact qu'une femme pendant ses règles ne prie ni ne jeûne?» Elles dirent: «Oui.» Et il répondit: «Voilà pourquoi vous êtes déficientes en religion

 

 Aussi j'invite chacun à utiliser son intelligence et à rechercher la vérité avec sa raison, à creuser pour parvenir à la connaissance vraie, et à demander à Dieu de lui révéler la Vérité et de lui montrer la voie droite. Qu'il le demande honnêtement car le Seigneur a dit: «Demandez, et vous recevrez - cherchez, et vous trouverez – frappez, et l'on vous ouvrira(Matthieu, 7;7).

Commentaires
Par Pascal Blaise le mardi 24 février 2009 09:21
Bonjour,
Cet article du Père Zakaria Boutros concernant la doctrine islamique de l''abrogation, m''amène à m''interroger sur la place que lui accordent couramment les musulmans, en particulier les musulmans d''Afrique du Nord.
Français et catholique, j''ai fait la connaissance - dans le cadre de la vie universitaire -d''une jeune kabyle de confession musulmane. - ce qui a ainsi été l''occasion de parler à plusieurs reprises de saint Augustin.
Or je me souviens lui avoir parlé de l''abrogation, - qu''elle ignorait ! Elle est pourtant cultivée, connaît l''arabe, lit régulièrement le Coran, et observe les prescriptions que lui impose sa foi. J''ai été surpris à l''époque par cette lacune dans son enseignement religieux.

Faut-il, à partir de ce cas, généraliser? et si oui, comment expliquez-vous ce phénomène?
J''avoue être surpris qu''un principe herméneutique d''une portée aussi grave soit méconnu par certains musulmans, peut-être nombreux.

Vous remerciant de l''explication que vous pourrez me fournir.

Par lalla jerjer le mardi 24 février 2009 09:49
Merci pour votre commentaire, cher liseur.
Quant à la réponse, et en guise d'introduction, autant entonner le refrain de la chanson de Dutronc:
"ON NOUS CACHE TOUT ON NOUS DIT RIEN !"
C'est du reste parce que nous avons constaté l'ignorance de la majorité des Nord-Africains musulmans, sur ce sujet, que nous avons souhaité le porter à leur connaissance.
Il faut savoir que cette majorité, non pas silencieuse mais tenue dans l'ignorance à dessein, est analphabète en arabe; n'a donc jamais lu le Coran et les Hadiths... Combien parmi eux savent que Muhammad a épousé une fillette de 9ans? La lecture de la biographie du Prophète les ferait tomber des nues ou... leur fera dire qu'il s'agit d'une intox malveillante de la part des islamophobes.
En vérité nous mêmes, les convertis venus de cette tradition islamique, de ce site, n'avons découvert toutes ces vérités que dans les livres publiés en français.
Vous pouvez tirer vos propres conclusions quant à l'explication de ce phénomène...

 
 
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